Logistique

L’immobilier logistique sort enfin de sa première crise

Après une crise sévère marquée notamment par un recul historique des échanges mondiaux, l’immobilier logistique semble amorcer un nouveau tournant dans son histoire. L’édition 2011 de la SITL (Semaine Internationale du Transport et de la Logistique) devrait marquer cette nouvelle étape. Bref retour en arrière…

1998 : année de naissance de l’entrepôt logistique nouvelle génération. Corollaire de cette évolution, l’entrepôt devient une classe d’actif à part entière avec l’émergence d’investisseurs dédiés.

2008 : année record pour l’immobilier logistique. Les succès s’enchaînent à la location comme à l’investissement. On est alors loin d’imaginer qu’une crise violente pointe le bout de son nez. Elle portera un coup d’arrêt au développement de ce secteur.

2011 : nouveau départ. Après trois années difficiles pour la filière, l’immobilier logistique reprend des couleurs en même temps qu’un nouveau visage. Un départ marqué par deux paramètres clés : une concentration des acteurs, gage de maturité du secteur, doublée par l’arrivée de nouveaux entrants, une reprise des ventes de portefeuilles et des externalisations. « Nous devrions dépasser, cette année, les 800 M€ de montants investis sur le marché de l’immobilier logistique », prévoit Vincent Delattre, responsable investissement régions et investissement logistique France au sein de Jones Lang LaSalle. « Un bon score, bien qu’inférieur à la moyenne annuelle des dix dernières années », ajoute-t-il.

« A l’aune de ces trois dernières années et de la première véritable crise qu’ait connu l’immobilier logistique, cette classe d’actifs aura finalement fait la preuve de sa résilience. L’immobilier logistique rentre aujourd’hui dans une nouvelle séquence de son évolution, séquence porteuse d’espoirs », conclut Didier Terrier, directeur général délégué de DTZ dans une étude intitulée « 1998-2008-2011 : évolution de l’immobilier logistique », qui paraît pour la SITL.