Logement

[USA] Le secteur du logement cherche toujours une amélioration durable

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Le niveau de confiance est toujours faible dans le secteur du logement aux Etats-Unis, en raison du grand nombre de saisies, des prix moins élevés qu’avant la crise et d’un niveau bas du nombre de ventes de logements neufs, selon la dernière étude de la RICS.
Les ventes de logements neufs ont été atones pendant la première moitié de 2011 et restent à plus 50% en dessous de leur moyenne à long terme. Le chiffre des ventes a été décevant en juin avec 312 000 unités de logements neufs vendus en rythme annuel, alors que les économistes visaient 320 000 (315 000 avaient été vendus en rythme annuel en mai).

Durant le même temps, les mises en chantier se sont orientées à la hausse depuis les 5 derniers mois, atteignant 629 000 en juin en rythme annualisé. Cependant, ces chiffres restent très bas par rapport à la moyenne sur le long terme qui était de 1,5 million annualisé, et cette récente tendance haussière doit encore convaincre.

En ce qui concerne les prix, les baisses affichées durant le début de l’année semblent être au point mort, et le "S and P/Case-Shiller 20 city index" est resté inchangé en mai après une augmentation de 0,3 % en avril. En outre, le prix moyen des logements neufs (qui est plus significatif pour les promoteurs) a augmenté d’un impressionnant 8% en juin pour atteindre 234,375 $ (soit 7 % au-dessus du niveau affiché un an auparavant). Cela dit, l’offre continue arrivant sur le marché reste un obstacle à une amélioration substantielle du secteur de la construction de logements pour le moment.

En  terme de toile de fond économique, les meilleurs chiffres de l’emploi publiés récemment (l’emploi privé a augmenté de 154 000 unités en mai) pourraient aider la demande de logements. De plus, les actions récentes de la Federal Reserve, visant explicitement à ce que les taux d’intérêts à court terme soient conservés à un niveau très bas pour encore 2 ans, vont être un signe de bienvenue pour les propriétaires de logements actuels ou potentiels, car le coût du financement des logements devrait rester très bon marché. Un facteur potentiel allant à l’encontre de ces données, est la récente rétrogradation de la dette américaine qui pourrait engendrer des coûts d’emprunt plus élevés de façon générale.

Mots-clés : ETATS-UNIS, RICS