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Parlez-vous le FIDJI ?

Inventer l’esperanto de l’immobilier. Autrement dit le langage universel. A la clé : au moins 300 M€ de création de valeur. C’est, ni plus ni moins, l’objectif de l’association FIDJI (Format d’Inter-Echanges de données juridiques et immobilières) qui présentait, ce 27 septembre, avec Mazars et Business Immo, les résultats de sa première enquête sous le titre « Vos partenaires parlent-ils le même langage ? ». Un objectif vertueux – et ambitieux – dans un secteur immobilier qui se distingue par une explosion des systèmes d’informations comme autant de langages parallèles mais aussi par une déperdition des données doublée d’une insécurité, générateurs de dépenses. FIDJI a ainsi chiffré à 300 M€ le coût annuel, pour l’industrie immobilière, de ce gâchis. Un chiffre a minima, la réalité se situant plus autour d’une perte sèche de 500 à 700 M€.

La réalité, justement, c’est aujourd’hui, toujours selon le sondage FIDJI mené auprès de 102 personnes travaillant au sein de 50 entreprises majeures de leur secteur, un investisseur sur deux (46 %) qui ne connaît pas la valeur et/ou la surface de son patrimoine. C’est aussi la résistance d’Excel, qui fait encore figure de « logiciel le plus utilisé » dans le secteur immobilier, selon Christian de Kerangal, président en exercice de FIDJI. Avec pour corollaires : une dégradation de la qualité de l’information tant l’exploitation de celle-ci est ardue. N’en jetez plus ! La coupe est pleine…

L’ambition de FIDJI, démarche de place initiée il y a quatre ans au moment de la mise en orbite des OPCI, passe, on l’aura compris, par l’adoption d’un langage commun, avec « un vocabulaire, une syntaxe et une grammaire », théorise Guillaume Fiastre, président de Taliance, à l’origine de cette initiative aux côtés d’IPD. Elle passe également par une ouverture à tous les chaînons de l’industrie immobilière, en passant par le property manager, l’investisseur mais aussi l’utilisateur exploitant. Sans oublier l’implication de celui que l’on qualifiera d’« opérateur », le plus souvent surdiplômé et qui gâche 45 % du temps qu’il dédie au traitement de l’information à des tâches non productives.

L’enjeu est de taille. La maîtrise de l’information – sujet de pouvoir au sein de toute entreprise – est aujourd’hui un enjeu d’efficience. Plus globalement, c’est une marche de plus dans la professionnalisation du secteur, donc de maturité de l’immobilier en tant que classe d’actifs.

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