Logistique

1,8 - C'est en million de m², le volume placé sur les dix premiers mois de 2011, sur le marché de l'immobilier logistique en France, selon Arthur Loyd Logistique.

La nouvelle entité d'Arthur Loyd dresse son premier bilan de l'activité logistique dans l'Hexagone : "Avec plus de 1,8 million de m² placés sur les 10 premiers mois de 2011, le marché de l’immobilier logistique utilisateurs enregistre une performance légèrement supérieure aux années 2009 et 2010, qui ont plafonné à 1,7 million de m² placés. Mais les disparités entre les marchés régionaux sont grandes", constate Didier Terrier, directeur général d’Arthur Loyd Logistique.
"L’Ile-de-France et le Nord Pas-de-Calais ont conservé leur bonne tenue, avec respectivement plus de 630 000 et 250 000 m² d’entrepôts commercialisés, grâce au segment des très grandes transactions (de 40 000, voire 50 000 m²) réalisées essentiellement par les chargeurs. L’Ile-de-France a ainsi bénéficié de deux tendances majeures, initiées en 2010 : la mise en place de clés-en-main locatifs, conjuguée à d’importantes réorganisations par la distribution de sa filière froid. Malgré un très bon 3e trimestre, le marché lyonnais n’affichera qu’une performance très moyenne, en ne terminant sans doute pas l’année avec plus de 250 000 m² placés. Mais la surprise de taille vient du marché marseillais, qui a connu une accélération de l’activité transactionnelle sans précédent, puisque plus de 450 000 m² ont été actés, contre 60 000 m² en 2010. La quasi-totalité des commercialisations concerne des immeubles de classe A, dont près des deux tiers sont en cours de construction. Les secteurs portuaires de Fos-sur-Mer et de Saint-Martin-de-Crau ont été plébiscités par la grande distribution, notamment par l’enseigne Maison du Monde, qui absorbe à elle seule 305 000 m².
L’offre immédiatement disponible, en hausse depuis 2007, amorce enfin un déclin sensible, conforté par l’absence de projets lancés en blanc sur l’ensemble du territoire. Ceci contribuant à la défense des valeurs locatives. Cependant, sur les marchés où le stock est encore important et la demande à la peine (marché lyonnais ou marchés secondaires), les valeurs restent basses et les mesures d’accompagnement plus que jamais d’actualité.
Si 2011 est propice au segment des grandes transactions, on ne saurait affirmer que cette tendance va être durable. Les incertitudes économiques et financières actuelles ne manquent pas de peser déjà sur les perspectives du premier semestre 2012, qui s’annonce compliqué tant pour les utilisateurs que pour les propriétaires", conclut Didier Terrier.