Commerce

L’implantation commerciale et les nouvelles tendances du commerce

Le Mapic est le principal marché de l’implantation commerciale. Les centre commerciaux en sont toujours les acteurs clés. Dans le contexte de boom du e-commerce, l’univers virtuel qui s’offre aux consommateurs pèse incontestablement sur la fréquentation des galeries marchandes.

Les centres commerciaux pourront-ils continuer à développer des stratégies de croissance grâce à la seule attraction des produits qu’ils offrent ?
On peut légitimement en douter.

Il est désormais possible d’arpenter les premières galeries marchandes en 3D et force est de constater que la croissance des acheteurs en ligne est exponentielle.
La décision d’implantation d’un centre commercial doit tenir compte de cette innovation et il ne serait pas sans risques de ne pas tenir compte du potentiel énorme du e-commerce, précision ici faite que l’utilisation du mobile représente un avenir encore plus prometteur de ce secteur : le « m-commerce ».

On doit également anticiper ce futur à court terme de l’introduction de cet outil remarquable qui correspond aux besoins des consommateurs dans les implantations existantes, sachant qu’il existe d’ores et déjà un déséquilibre entre les Grandes Enseignes qui ont leur propre activité en ligne et les commerces indépendants qui, à de rares exceptions, ignorent le e-commerce pour leurs ventes.

Il n’est pas impossible d’imaginer que les centres commerciaux, nouveaux ou anciens, se dotent d’un outil commun aux différents exploitants permettant aux consommateurs de faire le choix de se déplacer ou bien d’acheter aux boutiques en ligne.
Il est évidemment nécessaire de couvrir toutes les boutiques existantes, avec une charte graphique, un inventaire et un modèle sécurisé des paiements.
On retrouve ici la question de la cohésion nécessaire des initiatives individuelles désordonnées qui seraient de nature à mettre en péril l’unité de fonctionnement du centre commercial dont la nécessité n’est plus à prouver.

Il faut donc créer des structures particulières afin de centraliser le développement des centres en ligne sur un modèle unique pour l’ensemble des exploitants.
C’est sûrement le moment de rappeler que comme la publicité et l’animation d’un centre commercial, « la mise en ligne » d’une galerie marchande devra nécessairement être commune à tous les exploitants et exclure les initiatives individuelles désordonnées qui ne pourraient que nuire à l’ensemble.

Pourquoi dès lors ne pas avoir recours aux structures qui sous la forme de groupement de commerçants (GIE ou Association) ont permis de rassembler propriétaires et exploitants d’un Centre Commercial en vue de permettre une rationalisation du commerce dans le respect des intérêts respectifs des acteurs des centres.
Une occasion de plus de regretter l’impact de la jurisprudence de la Cour de cassation de mai 2010 relative à l’adhésion des commerçants à une association dont les conséquences pratiques sont de nature à mettre en péril cet organe permettant de regrouper dans un cadre juridique unique propriétaires et exploitants à égalité de droits et au seul profit de l’intérêt général.
Il convient ce faisant de présenter aux commerçants un modèle d’introduction du e-commerce permettant de conférer aux implantations commerciales leur position concurrentielle intégrant l’innovation et les réalités du futur.

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