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Le soleil et le vent, par Bernard Bled

La relance se fera par l’investissement. C’est le choix que le gouvernement a fait en spéculant sur la capacité des entreprises à produire de l'activité économique et à créer des emplois. Pour le secteur de la construction, il s'agit aussi de mettre en place les mesures contenues dans la loi « Grenelle de l'environnement ». N'est ce pas là ajouter les difficultés aux difficultés ?
Déjà la crise économique obère lourdement le marché immobilier mais il faut aussi supporter les surcoûts générés par les nouvelles normes imposées par le développement durable; la diminution des consommations énergétiques, l’utilisation des énergies renouvelables, la réduction des émissions de CO2, l’amélioration des conditions de vie et d'environnement sont autant d'obligations bien difficiles à respecter en période de récession. Faut-il différer l’application de ces mesures ? C’est évidemment la tentation des entrepreneurs qui manquent de visibilité sur le retour (hypothétique) sur leur investissement.
Et pourtant, c’est justement dans cette période difficile qu’il faut accélérer le processus du retour à des valeurs essentielles basées sur le respect de l'environnement, la recherche des économies et la contribution la plus efficace au sauvetage de la planète. Demain il sera trop tard et tout retard à la mise en place de ce processus sera irrattrapable.
Les pouvoirs publics doivent consacrer tous leurs efforts à la recherche fondamentale et le secteur privé à la recherche appliquée pour faire émerger des solutions rapides et économiques à ces différents problèmes.
La nature est menacées, mais elle peut, si on la traite bien, nous aider dans la mise en place d'énergies propres, d’appoint puis de substitution par l’exploitation de ses éléments : géothermie, biomasse, photovoltaïque, éolien. C'est-à-dire : la terre et la mer, le soleil et le vent... Curieuse ironie de l'histoire.

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