Bureau

« Contrairement à d’autres villes européennes, notamment Londres et Francfort, où, le secteur de la finance représente 40% des transactions, le marché parisien de l’immobilier de bureaux repose sur trois principaux secteurs d’activité. »

C'est ce que constate Jean-Laurent de la Prade, directeur du Pôle Bureaux Location Ile-de-France de 0 à 5000 m² chez BNP Paribas Real Estate.

Ainsi,
- le secteur de la banque, de la finance et de l’assurance a été le plus dynamique à Paris en 2011 avec 26% des volumes placés dans la capitale. Exemple avec la récente prise à bail par une banque allemande de plus de 7 200 m² au 23-25, avenue Franklin Roosevelt, dans le 8ème arrondissement de Paris, au coeur du Quartier central des Affaires.
- le secteur public et parapublic a été le deuxième secteur le plus dynamique à Paris en 2011 avec 20% des volumes placés. Parmi les plus significatives, citons la transaction menée par les équipes Conseil et Transaction de BNP Paribas Real Estate pour le compte du Ministère de l’Intérieur, de l’Outre Mer et des Collectivités Territoriales qui a pris a bail 37 600 m² dans l’immeuble "Le Lumière" (Paris 12ème). Il s’agit de la plus grande transaction jamais réalisée à Paris depuis 7 ans. Autre transaction significative réalisée par BNP Paribas Real Estate : le Conseil Régional d’Ile-de-France qui s’est installé rue du Général Bertrand, dans le 7ème arrondissement, sur 5 360 m². « La volonté de l’Etat de mettre en place une politique immobilière de rationalisation de ses coûts et de regroupement de ses implantations participe, sans aucun doute, au dynamisme du marché de l’immobilier de bureaux à Paris », explique Jean-Laurent de la Prade.
- les services juridiques et de conseil arrivent sur la troisième marche du podium avec 18% des volumes placés. A l’image de Roland Berger qui s’est étendu sur 1 900 m² supplémentaires à proximité de son siège social (Paris 17ème), confirmant ainsi l’intérêt des cabinets d’avocat pour les quartiers d’affaires parisiens.
« Le marché parisien de l’immobilier de bureaux ne repose pas sur un secteur prédominant. C’est ce qui fait sa force et ce qui fait qu’il est moins exposé surtout dans un contexte économique incertain comme celui qui s’annonce pour 2012, conclut Jean-Laurent de la Prade. Paris sera toujours Paris et conforte son attractivité aux yeux des utilisateurs ainsi que des investisseurs français et étrangers. La capitale devrait bien tirer son épingle du jeu à condition que le curseur prix s’ajuste à la situation économique ».