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« Il pourrait s’avérer bénéfique d’investir dans des commerces défensifs plutôt que dans des marchés de bureaux volatils et de viser des volumes dont la taille est à la portée des investisseurs nationaux, notamment les particuliers ou les family offices..

... qui adoptent une vue à long-terme sur l’immobilier. » C'est ce qu'a déclaré Andy Schofield, directeur de la Recherche pour le département immobilier d'Henderson Global Investors, dans le dernier point de vue du groupe, sur les perspectives 2012 du marché de l'immobilier en Europe.

"Ces investisseurs pourront limiter l’impact de toute correction négative des prix. Au vu de ces mises en garde, une répartition 80/20 de pays principaux/périphériques semble la plus adaptée à l’heure actuelle. Les deux prochaines années devraient être relativement agitées et nous vous recommandons de bien attacher vos ceintures", ajoute-t-il.

Le rapport européen d'Henderson évalue les prévisions pour les principaux pays européens et les pays périphériques, faisant la distinction entre un scénario principal de faiblesse de la croissance/récession et un scénario de crise bancaire avec défaut et/ou récession profonde. La recherche immobilière effectuée par Henderson prévoit qu’il existe 80% de chance que l’on se retrouve dans une situation de croissance faible dans les principaux pays/ faible récession dans les pays périphériques et 20% de chance que l’on se retrouve face à un scénario de récession plus forte dans laquelle les rendements prime des pays périphériques restent structurellement plus élevés.

« Les principales stratégies d’acquisition dans un tel climat d’incertitude se doivent d’être suffisamment flexibles pour intégrer tout changement au niveau de l’équilibre des risques. Les investisseurs devraient accepter des rendements plus faibles de la part des marchés considérés comme ‘sûrs’ et les rendements prime pourraient encore baisser. Afin d’avoir accès à des actifs délivrant des rendements relativement supérieurs, les investisseurs préféreront peut-être s’orienter vers des pays situés en zone périphérique qui pourraient selon eux mieux être à même de survivre à une éventuelle restructuration de la zone euro. Par conséquent, il est possible que l’Italie et l’Espagne restent le principal centre d’intérêt au détriment du Portugal et de la Grèce », déclare Stefan Wundrak, directeur de la Recherche pour le département Immobilier
d’Henderson.

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