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81,9% - C'est la part des futurs accédants qui se disent prêts, en 2011, à revoir à la hausse leur investissement pour un logement peu énergivore, contre 75,3% en 2007, selon une enquête menée par PAP.

Le groupe De Particulier à Particulier publie tous les deux ans une enquête intitulée « Le logement idéal des Français ». Dix ans après la première enquête, le groupe PAP souligne l’évolution des habitudes et des préoccupations des futurs propriétaires. Motivations de l’achat, importance de l’écologie et de l’énergie ou encore pièce préférée, les envies et les perceptions des Français ont largement évolué au cours de cette décennie.
Il y a dix ans, la motivation était principalement le désir d’être propriétaire pour faire ce qui plaît chez soi (69 %), suivi par le désir de réaliser un placement (52 %) et le besoin de sécurité (38 %). Aujourd’hui, les différentes sources de motivations à l’acquisition se répartissent de façon homogène entre le désir de réaliser un placement (42,7 %), le désir de faire ce qui plaît chez soi (41,6 %), la possession d’un logement à la retraite (39,8 %), le choix de transmettre un patrimoine aux enfants (30,5 %), le besoin de sécurité (27,1 %) et un loyer trop élevé (17,2 %).
L’importance de voir son avenir sécurisé et de posséder un logement à la retraite a augmenté de manière considérable depuis 2001, avec un pic atteignant 61 % en 2007. Dernière motivation d’un achat immobilier en 2001 (15 %), elle est aujourd’hui l’une des raisons majeures d’un tel investissement (39,8 %).
En 2011, S’assurer d’avoir un toit, notamment au moment de la retraite est aujourd’hui une priorité pour les Français. Et les périodes de crises et d’incertitude économiques révèlent un renforcement de cette tendance.

Vivrelec ? HQE ? NF maison individuelle ? BBC ? Il y a 10 ans une grande majorité des futurs accédants à la propriété étaient incapables de définir ces termes, aujourd’hui ils sont connus par les trois quarts des futurs propriétaires (81 % en 2011 contre 39 % en 2001).
La mise en place du diagnostic de performance énergétique (DPE) rendu obligatoire en 2006 en France (décret du 15 septembre 2006) a favorisé leur notoriété auprès des futurs acquéreurs et joue désormais un rôle majeur dans le choix du logement. L’augmentation du coût des énergies (gaz, électricité, etc.) ces dernières années ne paraît pas étrangère à cette évolution, même s’il faut souligner la part croissante de l’éco-conscience.
En l’espace de six ans, la frugalité dans la consommation d’énergie est un critère qui justifie un investissement plus important dans son futur logement. En 2011, 81,9 % des futurs accédants se disent prêts à revoir à la hausse leur investissement pour un logement peu énergivore, contre 75,3 % en 2007. En 2011, un tiers des accédants tient compte de la possibilité de récupérer les eaux de pluie ou de la présence de matériaux verts (31 %) pour déterminer la valeur d’un logement.