Hôtels/Loisirs

Hôtellerie : la tendance baissière s’accentue, selon In Extenso-Deloitte

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La tendance baissière se confirme sur le marché de l'hôtellerie française selon In Extenso-Deloitte, et s’étend sur les catégories économique et super-économique. Dans les entreprises, l’heure est à la réduction des coûts et les déplacements professionnels en font les frais. La Province est le marché le plus durement touché avec un recul significatif des recettes hébergement sur de nombreuses grandes villes.

En Région, la crise impacte durement les hôteliers essentiellement en raison des taux d’occupation relativement bas (inférieur à 50% pour les catégories Milieu de gamme à Grand Luxe). Sur la catégorie Grand Luxe, la baisse significative de taux d’occupation affecte fortement le chiffre d’affaires hébergement de ces établissements (-7%). Les reculs de RevPAR sont moins prononcés pour les marchés économique et super-économique grâce à la solidité du prix moyen.

De nombreuses grandes villes ont souffert au mois de février 2012. Les reculs peuvent dépasser les 10% comme à Lyon, Grenoble, Nantes, Montpellier et Toulouse. Quelques villes ont le rare privilège d’afficher des croissances de fréquentation : Bordeaux, Angers, Avignon (à l’exception des hôtels économiques), le Havre (à l’exception de l’hôtellerie super-économique).

A Paris, les résultats font figure d’exception : la demande ne faiblit pas sur les catégories économique à haut de gamme. Dans la Capitale, les établissements de Grand Luxe qui avaient débuté l’année sur les chapeaux de roue marquent le pas. Ceux-ci accusent une baisse conjointe du taux d’occupation et du prix moyen. La fréquentation des hôtels de charme fléchit également (-3,6% par rapport à N-1). Les résultats sont plus contrastés en Ile de France. La majorité des départements bénéficie d’une progression de RevPAR, ceci malgré un fléchissement de la demande sur certains marchés économique et super-économique. La Seine Saint Denis et le Val d’Oise se démarquent de la tendance et affichent un recul général des reculs des recettes hébergement. L’absence de plusieurs salons à Villepinte, notamment la SIMA, a impacté sévèrement les résultats des hôtels.