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« Les performances du parc immobilier universitaire sont médiocres et très disparates selon les bâtiments »

C’est ce que révèle une nouvelle étude, pilotée par la Caisse des dépôts et la Conférence des présidents des universités (CPU). Cette « cartographie Energie-CO2 » constitue le premier état des lieux sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du parc immobilier universitaire. 50 établissements universitaires, 13 grandes écoles et 8 Crous ont répondu à cette enquête, menée entre septembre 2008 et février 2009. Résultat : avec une consommation de 300 kWh d’énergie primaire par m² et par an, et des émissions de 31 kg de CO2/m²/an, la moyenne nationale du parc se positionne en catégorie D sur l’étiquette normalisée de performance énergétique des bâtiments publics. « Pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement, les universités devront réduire par deux leur consommation d’énergie et leurs émissions de CO2 », concluent les auteurs.
Autre enseignement, la forte disparité entre les bâtiments universitaires : « dans une même région, sous le même régime climatique, la performance des immeubles de bureaux et salles de cours, principal usage de l’immobilier universitaire, peut aller du simple au triple », selon l’année et la qualité de construction de l’actif.
Un logiciel, StratEnergieCo2, mis à la disposition des universités, permet désormais aux responsables universitaires de simuler les performances des campus. Il a vocation à être utilisé lors de l’élaboration d’un préprogramme d’investissement à l’échelle du bâtiment.
L’enjeu est considérable : le parc immobilier des universités, avec 18 millions de m², dont 4,5 pour le logement étudiant, des milliers de bâtiments et des centaines de laboratoires, représente le tiers des bâtiments publics en France (hors hôpitaux).