Logement
Point de vue d'Hervé Villers, Groupe Spirit

« Les promoteurs privés ont un rôle à jouer, aussi bien au niveau de la construction d’Habitat social qu’au niveau de la promotion de la mixité résidentielle »

Il y a quelques années, bailleurs sociaux et promoteurs immobiliers travaillaient occasionnellement ensemble. Les deux mondes n’avaient pas vocation à être complémentaires. Les choses ont évolué. Les uns et les autres ont compris la nécessité de travailler conjointement. L’intérêt des bailleurs sociaux est d’accélérer le rythme des constructions et de faciliter la mixité sociale. L’intérêt des promoteurs est d’augmenter leur activité tout en « apprenant » les exigences des prescripteurs sociaux : la recherche du meilleur rapport qualité/prix profite aussi à leurs locataires, surtout en ces temps de crise ! Spirit peut témoigner des avantages partagés d’un tel partenariat : cela fait 10 ans que le groupe travaille en étroite collaboration avec les bailleurs sociaux ; Les ventes à ces institutionnels représentant 30 % de son activité.

Travailler très en amont avec les bailleurs sociaux

Une décennie, c’est, en effet, la longue expérience dont peut se targuer Spirit dans le monde du logement social. Alors que certains promoteurs ne s’intéressent à la construction de ce type de logements que lorsque les ventes aux particuliers baissent (situation actuelle), Spirit s’est inscrit très tôt dans cette politique d’ouverture. Le Groupe crée ainsi régulièrement, depuis 10 ans, des partenariats avec les bailleurs sociaux, participant à ce véritable défi contemporain que représente une offre financièrement accessible de logements de qualité. Le respect, par Spirit, de trois points essentiels, a toujours rassuré ses partenaires sociaux : la garantie de prix, la qualité et le délai de construction. La prestation est définie dès l’acquisition et le Groupe s’occupe lui-même de l’appel d’offres et de la réalisation. Implication et sécurité appréciées lorsqu’il s’agit d’achat en VEFA… Cette expérience de 10 ans a donc permis au Groupe d’apprendre à travailler avec les institutionnels sociaux et à cerner de façon précise leurs besoins. Ceux-ci sont clairs : des résidences de qualité à un moindre coût et, si possible, situées dans des quartiers mixtes, où des copropriétés classiques côtoient des résidences sociales. Le premier double défi est donc lié au foncier : il faut, à la fois, trouver des terrains disponibles, mais aussi pouvoir les acquérir à un prix assez attractif pour que la construction de logements sociaux y soit envisageable. Sur ces deux points, Spirit est très actif. Lorsque nous détectons un foncier permettant de développer une opération conséquente (et il devrait y en avoir plus dans les mois à venir, si les intentions gouvernementales se concrétisent), dans un quartier relativement central, et que nous savons qu’il est susceptible d’intéresser un bailleur social, nous prenons contact avec ce dernier et lui faisons une proposition pour un projet mixte. Le cas échéant, tout le projet du bâtiment HLM est monté avec lui, très en amont donc, afin qu’il corresponde exactement à son cahier des charges, tout en s’intégrant parfaitement dans le quartier. En d’autres termes, pas question que la résidence sociale soit trop différente de la résidence privée. L’harmonie architecturale participe au bien-être de tous, que ce soit côté locataires HLM ou côté propriétaires privés qui, eux aussi, souhaitent évidemment que leur résidence ne soit pas « dévalorisée » par un bâtiment dont la qualité serait discutable… La politique de Spirit est de favoriser la construction d’ensembles immobiliers permettant la mixité sociale. Cela passe par de petits détails qui ne sont pas à négliger, comme, par exemple, la concordance des parties communes (hall d’entrée, circulations…), pour ne pas faire de distinction. Une attention particulière est donc d’abord donnée aux résidences et à leur conception.

Construire des bâtiments économiques et durables

La recherche d’économies est réalisée. Exemple concret : nous appelons souvent des corps de métier spécialisés, dans un but de contrôle direct de la qualité et des coûts de construction. Certes, cela nécessite chez nous une organisation des travaux plus rigoureuse, mais cela se révèle payant en terme financier. Autre exemple : autant pour des raisons de coût que de sécurité et d’économies de charges, nous limitons les cages d’escaliers et les sous-sols. Question à se poser : les ascenseurs sont-ils indispensables pour les petits collectifs ? Durant toute la progression du projet, le bailleur social est étroitement associé à l’exécution de l’ouvrage, présent à toutes les étapes de la réalisation. Le choix des matériaux et de la décoration intérieure est, lui aussi, réalisé avec soin. Sur ce point, les bailleurs sociaux ne veulent pas le moins cher, mais le plus durable : parquet ou carrelage dans les pièces de vie, lavabos en colonne, interrupteurs de qualité… Faire des économies immédiates avec de la basse qualité ou du fragile, mais payer plus cher, au final, avec de fréquentes réparations n’est pas le calcul des bailleurs sociaux. Spirit sait satisfaire ces demandes car il les connaît déjà. L’économie ne doit pas se faire non plus au détriment de la sécurité. Tout est étudié pour rester dans les normes et assurer à tous une fiabilité optimale.

Des partenariats à multiplier

Nous sommes convaincus, chez Spirit, qu’il existe encore beaucoup de passerelles à consolider et à créer entre le privé et le social. C’est pourquoi le Groupe essaie au maximum d’aller à la rencontre du monde social pour mieux cerner ses attentes. C’est dans cette optique qu’il sera présent lors du congrès HLM à Rennes, les 25 et 26 septembre.

Mots-clés : Spirit
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