Hôtels/Loisirs

Le mois d'août sauve la saison estivale dans l'hôtellerie française, selon Deloitte-In Extenso

Le mois d’août a été meilleur que le mois de juillet pour l’hôtellerie française, selon la dernière analyse de Deloitte-In Extenso. Les destinations ayant une forte capacité à attirer une clientèle d’agrément ont tiré vers le haut le marché. A ce jeu, Paris, la Côte d’Azur et quelques agglomérations ont bénéficié de cette clientèle d’agrément, en particulier quand les destinations avaient la capacité de séduire une clientèle internationale. Pour le reste du marché, le mois d’août a été difficile. La saison estivale 2012 ne restera pas dans les annales comme une saison de référence. La croissance du chiffre d’affaires hébergement cumulé de l’hôtellerie française pour juillet et août reste inférieur à 2 % pour toutes les catégories.

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Juillet avait lancé de façon morose la saison estivale, août sauve la saison, mais malheureusement pas partout, constate le cabinet Deloitte-In Extenso dans sa dernière analyse des performances hôtelières.

La Côte d’Azur est sans conteste la destination qui a le plus profité du mois d’août. L’occupation y est en progression et à la différence d’autres territoires, elle s’accompagne d’une hausse des prix moyens. L’augmentation de la fréquentation est relativement modeste pour l’hôtellerie de milieu de gamme, mais est beaucoup plus sensible pour le haut de gamme et les établissements de grand luxe. Les prix moyens affichent des croissances allant de 6 % à 12 %. La destination a profité d’un mois d’août ensoleillé, ce qui n’a pas été le cas partout en France, mais aussi d’un véritable retour des clientèles internationales. Cannes et Monaco ont pleinement profité du retour de ces clientèles. Le cumul des mois de juillet et août permet à la Côte d’Azur d’afficher une progression de 5 à 6 % du chiffre d’affaires hébergement.

Paris a également profité d’un retour de la clientèle internationale au mois d’août. Les hôtels haut de gamme et de grand luxe affichent des progressions de l’occupation pouvant avoisiner les 10 % de croissance. Cette augmentation s’est toutefois accompagnée d’une détérioration des prix moyens, proche de 4 % en moyenne sur ce marché. La situation se trouve inversée et est beaucoup plus difficile pour les hôtels économiques et de milieu de gamme. L’occupation a fléchi de plus de 6 %, mais avec un prix moyen relativement stable. Au final, si les établissements haut de gamme stabilisent leur chiffre d’affaires hébergement grâce à l’occupation, le reste du marché affiche un chiffre d’affaires hébergement en recul par rapport à l’année passée. Le profil très différent des mois de juillet et août aboutit à une saison estivale mitigée, qui se clôt sur des chiffres d’affaires hébergement en hausse de 2 à 4 %.

La Province est sans conteste le territoire qui a le plus souffert au mois d’août. L’occupation est en retrait dans quasiment toutes les catégories, seule l’hôtellerie économique parvient à stabiliser sa fréquentation. Les prix moyens ont, certes, eu tendance à progresser mais pas suffisamment pour compenser la baisse d’activité. Deux types d’agglomérations ont cependant tiré leur épingle du jeu. Les villes du nord de la France semblent avoir bénéficié des retombées des Jeux Olympiques de Londres. Le Havre, Lille, et Rouen affichent ainsi des résultats en nette progression. Autres agglomérations ayant bénéficier d’un bon mois d’août, les villes du Sud de la France et les destinations ayant un fort positionnement sur le segment du tourisme d’agrément. Aix-en-Provence, Cannes, Dijon, Montpellier ont ainsi enregistré de bonnes performances au mois d’août. Le bilan estival – juillet et août – de l’hôtellerie de Province n’est toutefois pas reluisant avec des chiffres d’affaires hébergement en recul de 2 à 3 % selon les catégories.