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"Les faibles perspectives de croissance, la pression sur les valeurs locatives, la frilosité des banques et plus globalement les incertitudes persistantes sur la zone euro entretiennent les acquéreurs dans leur extrême aversion au risque."

C'est ce qu'a déclaré Antoine Derville, président Capital Markets de CBRE, suite à la parution des indicateurs Immostat-IPD.

« En France, un peu plus de 3,3 Mds€ ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé au 3e trimestre 2012 (dont près de 2,5 Mds€ en Ile-de-France d’après Immostat-IPD). Cela porte les engagements sur les 9 premiers mois de l’année à un peu moins de 9,3 Mds€, soit + 12 % sur un an. Après un bon 2e trimestre, porté par des transactions d’envergure, l’activité a quelque peu marqué le pas durant l’été, dans un contexte économique difficile. Le marché français demeure attractif, comme l’atteste la présence en nombre d’investisseurs étrangers. Cependant, les faibles perspectives de croissance, la pression sur les valeurs locatives, la frilosité des banques et plus globalement les incertitudes persistantes sur la zone euro entretiennent les acquéreurs dans leur extrême aversion au risque. Ces derniers restent focalisés sur les seuls actifs « prime », où l’offre très contrainte maintient une forte pression sur les rendements, dans un contexte de taux longs au plus bas. La réactivation du marché secondaire n’étant pas d’actualité en l’absence d’ajustement des prix et faute d’incitation fiscale similaire à celle de l’an passé, les volumes d’engagement sur la fin d’année n’atteindront pas les records du 4e trimestre 2011. Ils devraient néanmoins permettre d’approcher les 13 Msd€ investis pour l’ensemble de 2012. »