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Hôtellerie : Paris et la Côte d'Azur terminent bien l'année, les régions accusent le coup

Le cabinet Deloitte-In Extenso dresse un bilan contrasté du mois de décembre 2012 sur le marché français de l'hôtellerie. Tandis que Paris et la Côte d’Azur tirent plutôt bien leur épingle du jeu, les régions accusent le coup et subissent de plein fouet le marasme économique national.

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A Paris, la crise semble déjà bien loin, selon le cabinet Deloitte-In Extenso, qui dresse un bilan mitigé des performances hôtelières en France en décembre 2012. "Les chiffres d’affaires hébergement sont en nette progression. La croissance du RevPAR s’échelonne de 3 % à 6 %. Certes, ici aussi, ce sont les prix moyens qui tirent le chiffre d’affaires vers le haut, mais les niveaux d’occupation sont tellement élevés que les marges de progression sont réduites. La diversité du mix clientèle et son internationalisation ont permis à la destination parisienne d’échapper à la morosité économique nationale." Dans la capitale, le taux d'occupation s'établit ainsi, pour le pôle haut-de-gamme et grand luxe, à 70,4 % en décembre 2012 (-0,6 %), la recette moyenne par chambre louée (RMC) à 246 € (+ 2,6 %) et le RevPAR à 173 € (+ 2 %).

Sur la Côte d’Azur, le bilan est également bon. Les chiffres d’affaires hébergement sont en progression de 5 % et plus. Pour le pôle grand luxe par exemple, le taux d'occupation s'établit, en décembre 2012, à 39,6 % (+ 6,2 %), la RMC à 265 € (+ 8,8 %) et le RevPAR à 105 $ (+15,5 %). "Pourtant, l’inquiétude demeure sur la Côte d’Azur, nuance le conseil. A la différence de Paris, les niveaux d’occupation restent moins élevés et la reprise demeure fragile."

En régions, en revanche, tous les indicateurs virent au rouge : pour le pôle grand luxe par exemple, le taux d'occupation s'établit, en décembre 2012, à 46,9 % (- 0,4 %), la RMC à 250 € (stable) et le RevPAR à 117 € (-0,3 %). "En régions, 2012 a mis un coup d’arrêt aux espoirs de retour à la normale. Le chiffre d’affaires hébergement est en recul dans toutes les catégories. La dégradation du chiffre d’affaires est essentiellement due à une baisse de l’occupation. Davantage centrée sur la clientèle française, l’hôtellerie en régions subit de plein fouet le marasme économique français. Le chiffre d’affaires hébergement baisse de 2 % à 3 % selon les catégories, mais le bilan pourrait s’avérer encore plus difficile une fois déduites les commissions versées aux intermédiaires", conclut le cabinet de conseil.