Logement

55 Faubourg

Réunion ministérielle sur le logement © Présidence de la République

La politique du logement a pris ses quartiers au 55, rue du Faubourg Saint Honoré. A Paris. 8e arrondissement. L’adresse du Palais de l’Elysée où s’est glissé un nouveau pilote dans le cockpit d’un avion qui ne décolle toujours pas - François Hollande. La « réunion de travail » a mobilisé le Premier ministre, le ministre de l’Ecologie, celui du Logement, celui du Budget. Solidement encadré par le secrétaire général de l’Elysée – Pierre-René Lemas – et ses adjoints en première ligne sur le logement, Emmanuel Macron et Jean-François Revel. Rien que cela ! C’est dire le degré d’urgence.

On attendait des arbitrages sur le plan de rénovation énergétique des logements (à défaut du décret de rénovation du parc tertiaire), dont le gouvernement a promis de tripler l’effort. On espérait des annonces sur le retour des investisseurs institutionnels dans le logement alors que le niveau de construction est tombé au plus bas en 2012 depuis un demi-siècle. On pouvait se demander s’il ne fallait pas profiter de tout cet aréopage pour évoquer l’avenir du Grand Paris, au moins sur la stratégie à adopter.

Résultat ? Une photo. Le reste, il faut attendre. D’abord que les services communication de chaque ministère arrivent à comprendre pourquoi leur ministre était invité à la table de François Hollande et ce qu’il y a dit. Ensuite qu’ils s’accordent sur des éléments de langage commun : « C’était une réunion de travail ». Un jingle qui a fait le tour des ministères que nous avons tous appelés. Une version digne de la « Pravda ».

Il n’y a plus qu’à attendre - deux semaines paraît-il - qu’en véritable chef des armées, François Hollande fixe enfin la stratégie, avant de passer au niveau opératif (a priori du ressort du Premier ministre), puis tactique où les ministres pourraient enfin avoir leur mot à dire. Dire qu’il y a urgence serait une lapalissade.