Hôtels/Loisirs

Léger mieux pour l'hôtellerie en février, selon Deloitte-In Extenso

Selon la dernière analyse de Deloitte-In Extenso, le marché hôtelier français a globalement enregistré en février une légère hausse de l’occupation. Cette timide progression de la fréquentation a toutefois été partiellement rognée par des prix moyens orientés à la baisse.

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Localement, le marché hôtelier français apparait très contrasté avec des villes en progression et d’autres en recul. Ce contraste repose essentiellement sur les aléas du calendrier scolaire. Celui-ci a favorisé la demande Affaires dans certaines villes alors que d’autres se trouvaient pénalisées.

Globalement les performances de l’hôtellerie française sont meilleures en février qu’elles ne l’étaient en janvier. L’occupation progresse dans quasiment toutes les catégories à l’exception de l’hôtellerie super-économique, en recul de près de -1 %. De ce point de vue, il y a donc un léger mieux sur le marché hôtelier français.

Le bilan de février ne pousse cependant pas à un optimisme effréné. En moyenne en France, les prix moyens sont tous en recul par rapport à février 2012. La baisse est limitée, puisqu’elle reste inférieure à 2 % pour toutes les catégories. C’est cependant un signal inquiétant qui, espérons le, ne perdurera pas.

Au final, la hausse de l’occupation tend à équilibrer la baisse du prix moyen. Deux exceptions à cette tendance : l’hôtellerie de grand luxe, dont le chiffre d’affaires hébergement progresse de 2,3% et l’hôtellerie superéconomique, dont le RevPAR est en baisse de 1,8 %.

L’analyse des différents marchés hôteliers montre toutefois un territoire national beaucoup moins homogène que d’ordinaire. On retrouve bien les tendances à la hausse de l’occupation parisienne et azuréenne, mais le bilan des grandes agglomérations est très contrasté. L’amplitude des évolutions est particulièrement forte en matière d’occupation. Ainsi, pour l’hôtellerie de milieu de gamme, l’évolution de la fréquentation s’échelonne de -22 % à Cannes à +14 % à Nancy. Le phénomène se retrouve dans toutes les catégories. Est-ce à dire qu’une partie du marché a retrouvé le chemin de la croissance pendant que le reste de l’hôtellerie française s’enfonçait dans la crise ?

En fait, l’hétérogénéité des performances doit beaucoup aux aléas du calendrier scolaire. L’année dernière, les académies A (Caen, Grenoble, etc.) et C (Bordeaux, Paris, etc.) étaient essentiellement en vacances sur le mois de février, alors que l’académie B (Aix-Marseille, Amiens, etc.) l’était surtout en mars. Cette année, c’est l’inverse avec à la clé une demande Affaires plus présente sur certains marchés. Ce facteur n’est certainement pas le seul à avoir impacté le marché hôtelier, mais il semble avoir eu un effet déterminant.

Mots-clés : In Extenso - Deloitte