Commerce

Chronique CNCC : « Le commerce dans les centres commerciaux et l’emploi »

« Le Commerce dans les centres commerciaux de France représente 400 000 emplois directs non délocalisables. Les centres commerciaux créent ainsi chaque année entre 15 et 25000 emplois direct nouveaux dans les centres commerciaux de France. C’est donc, tous les 2 ans, plus de création d’emploi que ce que promettait le secteur de la restauration pour obtenir une TVA réduite.
Et qui plus est, cette création a lieu dans des territoires qui manquent cruellement de ces emplois souvent peu exigeants en matière de qualification et d’expérience professionnelle. Qui sait et qui dit que les commerçants indépendants et franchisés sont ceux qui offrent le plus d’opportunités d’emploi aux jeunes sans formation initiale. Premier étage d’un ascenseur social qui fonctionne bien, ces emplois nouveaux sont cependant directement liés à la création des m² de commerce. Moins de projets de centres commerciaux c’est aussi moins d’emplois nouveaux, moins d’opportunités pour ceux qui cherchent un emploi ou leur premier emploi.

Combien de secteurs d’activité tendent-ils aujourd’hui avec succès la Sébile à ceux qui nous gouvernent expliquant combien ils sont essentiels à l’économie de notre pays ? Pas le commerce étonnant, non ? Il faut dire que nous sommes accusés de bien des maux et notamment de détruire le commerce de proximité. Quelle erreur et quelle méconnaissance des rouages du commerce ! Pour pérenniser le commerce de proximité, les experts savent qu’il faut lui adjoindre un commerce moderne puissant, attractif celui qui va inverser les flux de clients, les ramener de la périphérie vers les centres-villes. A force de tirer à boulets rouges sur le commerce moderne des centres commerciaux, on oublie un peu facilement que là se testent et se créent les leaders européens de la distribution de demain ; ceux qui seront cités un jour en exemple par ceux qui aujourd’hui les méprisent et s’efforcent de contrecarrer les projets. Parce qu’il faut bien le dire, derrière chacun de nos projets, c’est de la valeur qui se crée, mais c’est aussi de l’activité économique et sociale, des emplois, des richesses pour notre pays, et évidemment des taxes et des impôts qui sont payés.

Un consultant américain bien connu disait : « on n’a pas ce qu’on mérite, on a ce qu’on négocie. » Et, comme le commerce n’est jamais en position de négociation parce qu’il ne bloque ni les routes ni les ports ni les trains il n’a évidemment rien de ce qu’il mérite et, en premier lieu, la considération des pouvoirs publics pour sa contribution à la vie économique et sociale. Y a-t-il aujourd’hui d’autres lieux de mixité sociale en France que les centres commerciaux ? Là, où toutes les catégories, les âges, les origines se rencontrent encore, se côtoient, se connaissent ? Mais tout cela qui le sait et qui le dit ? Pourquoi existe-t-il cet étrange mutisme du monde du commerce, cette incapacité à dire ses propres vertus ?
Il est peut-être temps que les représentants du commerce se préoccupent de son image et fassent valoir les réels atouts qu’il représente pour notre pays. »

Jean-Michel Silberstein – délégué général du CNCC (Conseil national des centres commerciaux)