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2009 : « Annus Horribilis » ou « Annus Mirabilis » ?

L’effondrement des marchés financiers entre septembre 2008 et mars 2009 a été d’une rare brutalité; il a fait craindre le pire. Mais le pire n’est jamais sûr. La hausse des marchés financiers depuis le second trimestre, sous l’effet notable des mesures colossales prises unanimement par des gouvernements conscients qu’ils faisaient face à la première grande crise de l’économie mondialisée, témoigne de la convalescence du système bancaire et des possibilités de reprise. Nous avons senti le vent du boulet mais, miracle, le rétablissement est en bonne voie…

…Cependant encore incertain et il n’est pas exclu qu’il y ait des rechutes. L’économie réelle n’est pas sortie de l’ornière. Ce « crack » monstrueux continue à produire ses effets en termes de défaillances d’entreprises, de suppressions d’emplois, de déficits publics considérables nécessaires pour mettre l’économie sous perfusion, d’incertitudes et de manque de confiance en l’avenir, d’autant qu’il s’accompagne d’une remise en cause de nos modèles de consommation, donc de nos modèles économiques. La révolution écologique est en marche ; elle suit celle d’internet et du mobile…
Dans ce contexte l’emploi dans l’immobilier a souffert. Sans doute moins que ne l’aurait justifié la catastrophe pour les professionnels en poste – les entreprises de l’immobilier ont globalement maintenu le plus possible leurs forces vives, quitte à négocier des baisses de rémunération, organiser la mobilité professionnelle, au prix, tout de même de quelques sacrifices.

Par Laurent Derote - Directeur Hudson Immobilier et Construction
Laurent.derote@hudson.com

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