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Pourquoi il est impossible de détruire la tour Montparnasse

La Tour Montparnasse. © BORIS HORVAT / AFP

Les quelque 300 copropriétaires de la Tour Montparnasse ont réagi à la volonté de certains candidats de détruire l'ensemble immobilier (en particulier Nathalie Kosciusko-Morizet), en pleine affaire autour de son désamiantage. S'abritant derrière le droit de propriété, les copropriétaires soulignent surtout qu'il faudrait invoquer "une décision d’expropriation pour cause d’utilité publique motivée par une raison de fond grave et étayée, et non une préoccupation d’ordre esthétique". Ils rappellent également que le Préfet d’Ile-de-France a préconisé la poursuite des travaux de désamiantage de l’Ensemble Immobilier Tour Maine Montparnasse (EITMM), après un récent avis d’expert. "Il n’y a donc aucun péril". Dans l'hypothèse d'une destruction, scénario envisagé en 2008 par un candidat à la mairie de Paris, le montant minimum des travaux serait de 800 M€.

Les copropriétaires affirment que 92 % de l’amiante connu dans l’immeuble ont été traités et que 250 M€ ont été affectés à ces travaux. "Il ne reste des traces d’amiante que dans des parties techniques ou non fréquentées par le public", déclarent-ils dans un communiqué. Pourtant, 200 agents du Conseil régional d'Ile-de-France travaillant dans la Tour Montparnasse avaient quitté "le bâtiment il y a une dizaine de jours, après de récentes pollutions à l'amiante imputées à l'organisation des travaux. Amundi avait également évacué son personnel par précaution.

"La Tour Montparnasse est une habituée du débat politique parisien (...) Si la destruction de la Tour n’est en aucun cas envisagée par les copropriétaires, ceux-ci restent en revanche ouverts à un dialogue constructif avec les candidats. Ils travaillent d’ailleurs depuis trois ans à un projet global de modernisation". Au moins, la porte est ouverte.