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Point de vue de Pierre Duchesne, Avob

L’énergie, le nouveau facteur clé de compétitivité pour les entreprises

Pierre Duchesne, CEO d’Avob, présente les avantages de gestion énergétique du bâtiment par le biais de l’informatique.

Aujourd’hui, l’énergie occupe une place grandissante dans la course trépidante vers la croissance et la compétitivité. En témoignent les nombreux plans de réduction de coûts menés par les entreprises et les nouvelles attentes environnementales nées de l’urgence climatique ou de drames tels que la catastrophe nucléaire de Fukushima. L’énergie est un nouvel enjeu de compétitivé prometteur pour les entreprises françaises. A titre d’exemple, elle compte pour 10 % du coût de production d’un produit fini en France, contre deux fois moins aux Etats-Unis. 

L’importance de cette problématique est confirmée par la récente apparition de dispositifs incitant les entreprises à réduire leur consommation énergétique. Parmi ces illustrations : l’arrêté relatif à l’extinction de l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels, les Certificats d’économies d’énergie (CEE) ou encore la réglementation thermique 2012. Au sein même du marché, les clients font pression sur leurs fournisseurs pour qu‘ils adoptent des sources d’énergie toujours plus vertes.

Un simple coup d’œil depuis le fauteuil de votre bureau permet de repérer facilement les 3 postes de consommation les plus énergivores : le parc informatique dont la consommation augmente de près de 10 % chaque année, la CVC (climatisation, ventilation et chauffage) et bien sûr l’éclairage. Pourtant, force est de constater que 98 % des bâtiments tertiaires ne sont pas pilotés énergétiquement en France ! Cela représente 850 millions de m2 soumis aux tarifs bleu et jaune qui possèdent des coûts supérieurs à 7 cts € par kWh. De nombreuses économies restent donc à réaliser, d’autant plus que le coût de l’énergie va subir une augmentation de 15 % en seulement 3 ans.

Face à cette évidence, le principal frein réside dans les systèmes actuels de gestion énergétique du bâtiment qui sont issus du monde industriel. Ils coûtent extrêmement cher (25 à 50 € par m2) et sont trop complexes. Inadaptés aux nouvelles attentes du marché, ils proposent un retour sur investissement beaucoup trop long, dépassant les 10 ans.

Tandis que de nombreux secteurs ont été bouleversés par la révolution numérique, le bâtiment restait l’un des derniers bastions que l’informatique n’avait pas encore transformé. De nos jours, l’IT est capable de surveiller, de contrôler et de piloter une multitude d’équipements au sein de bâtiments répartis dans le monde entier. Cette nouvelle intelligence détecte et corrige les dérives énergétiques de manière centralisée et  sécurisée.

Approche simplifiée et moins coûteuse, elle ouvre aussi de nouvelles perspectives aux entreprises, comme par exemple l’automatisation des petits et moyens bâtiments jusqu’alors non équipés : agences bancaires, points de vente, établissements scolaires etc. Ainsi, grâce au regroupement des usages (consommation du parc informatique, CVC et éclairage) au sein d’un seul et même outil ergonomique, l’énergie devient une ressource indépendante, maîtrisée en temps réel.

Cette nouvelle gestion énergétique du bâtiment offre des avantages certains pour les entreprises. Elle permet un  haut niveau de contrôle et de pilotage à prix compétitif (entre 1 et 10€ par m2). Ces technologies deviennent donc accessibles aux bâtiments de toutes tailles et aux entreprises locataires.

La nouvelle gestion énergétique du bâtiment génère d’importantes économies d’énergie qui peuvent atteindre 30 % sur l’ensemble des postes de consommation (parc informatique, CVC et éclairage), facilitant ainsi la réduction des frais généraux. Elle offre également des performances que l’on peut mesurer, contrôler et communiquer par exemple sous la forme de tableaux de bord interactifs, d’infographies web ou de rapports numériques.

La nouvelle gestion énergétique du bâtiment crée une image de marque renforcée auprès des clients et partenaires grâce à l’amélioration de l’environnement de travail et à la mise en place d’initiatives développement durable particulièrement appréciées par les salariés. Ces derniers sont davantage sensibilisés, impliqués et productifs. Enfin, elle offre la possibilité de mieux négocier les contrats avec les fournisseurs d’énergie et de sélectionner les plus pertinents, notamment dans un contexte de suppression des tarifs réglementés à partir de 2016.

Non seulement les technologies vertes ont fait leurs preuves mais il est aujourd’hui certain qu’elles ont trouvé leur place parmi les principaux sujets de société. Un nouveau paradigme émerge : l’ère de la donnée et de l’intelligence énergétique. Mettre à l’écart le pilotage énergétique serait une erreur similaire à celle que les entreprises ont commise lorsqu’elles n’ont pas emprunté suffisamment tôt le virage du numérique. Il est donc dans  leur intérêt de considérer la gestion énergétique du bâtiment comme une condition nécessaire à la  croissance et à la profitabilité.

Pour une entreprise, piloter sa consommation énergétique grâce à l’IT répond à l’urgence environnementale, apporte un second souffle à sa compétitivité tout en favorisant le bien-être, l’implication et la productivité de ses collaborateurs avec un court retour sur investissement. Alors pourquoi ne pas en profiter ?