Carrières
Catherine Simoni, Carlyle

« Cette nomination constitue un réel épanouissement professionnel et personnel »

Catherine Simoni, administrateur, Klépierre
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Business Immo Madame : Comment avez-vous été recrutée en tant qu’administrateur de Klépierre 35.56€ | +1.60% ?
Catherine Simoni : Le recrutement a été réalisé par l’intermédiaire d’un chasseur de tête et selon un mode opératoire de sélection et de vérification des informations très voisin d’un recrutement classique. Le nouvel actionnaire de Klépierre souhaitait s’entourer d’un profil qui apportait une compétence immobilière pour participer au comité d’investissement. Même si cela n’a jamais été clairement formulé, il me semble qu’un profil féminin était privilégié. Ma motivation était très forte de pouvoir mettre mon expérience au service d’une autre société mais je craignais que mon profil ne soit pas assez « institutionnel », étant donné que j’évolue depuis maintenant douze ans chez Carlyle dont la structure est très réduite et la gouvernance se limite pour moi à des comités d’investissement s’effectuant par conférence téléphonique avec les décisionnaires de Washington. Je n’ai pas suivi de formation particulière pour prendre ce mandat, il me semble que le rôle essentiel de l’administrateur consiste à valider la stratégie de l’entreprise. Dans le cadre d’une foncière, cela concerne principalement les décisions d’investissement et d’asset management, et là je peux m’appuyer sur mon expérience professionnelle. Cependant, je pense suivre la formation de l’IFA afin de mieux maîtriser le périmètre des responsabilités de mon mandat ainsi que l’ensemble des outils de gestion des risques de l’entreprise.
BIM : Quel est votre premier retour d’expérience six mois après votre nomination ?
CS : J’avais une grande curiosité mais aussi une certaine appréhension avant mon premier conseil. Je me suis bien préparée en m’appuyant sur la documentation qui m’avait été remise. J’avais d’ailleurs sous-estimé la masse du travail de préparation que représente mon mandat ; sachant que cette étape est essentielle si l’on veut avoir une bonne compréhension des enjeux le jour du conseil. J’ai beaucoup de respect pour le travail de grande qualité qui est préparé par Laurent Morel (président de Klépierre) et ses équipes. Il est très intéressant pour moi de creuser les sujets et de créer la critique afin d’améliorer l’argumentaire des dossiers d’investissement. Il me semble qu’un conseil n’est pas un lieu de liberté de parole, je prépare mon conseil afin d’être en mesure d’intervenir avec justesse le moment venu. J’ai été heureuse de constater qu’il y a peu de sujets vraiment techniques donc rien de vraiment insurmontable et, dans tous les cas de figures, chacun des membres apportant une compétence particulière, les échanges sont naturellement fructueux autour de la table du conseil. Je n’ai pas le sentiment que le fait que je sois une femme ait apporté quelque chose de singulier à mon mandat, le conseil comptait d’ailleurs déjà trois femmes, j’ai plutôt l’impression que le genre est gommé par les compétences et expériences de chacun des membres.
BIM : Que vous a apporté ce mandat à ce jour ?
CS : Cette nomination constitue un réel enrichissement professionnel et personnel, c’est effectivement très enthousiasmant de participer au développement d’une société. C’est une reconnaissance professionnelle indéniable qui me permet d’enrichir mon expérience.
BIM : Votre conseil aux futures femmes administrateurs ?
CS : Je leur conseillerai d’accepter sans hésiter. Si elles sont sollicitées, c’est qu’elles ont la capacité de juger et de décider sur la base de leur solide expérience. En ce qui concerne l’appréciation des risques et responsabilités du mandat, je leur conseillerai de suivre une formation dédiée.

Cette nouvelle édition de Business Immo Madame intitulée "Où en sont les femmes ?" a entièrement été réalisée par les membres du Cercle des Femmes de l'Immobilier et son Cercle Complice.

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