Carrières

Modèle !

Philippe Zivkovic. © DR

Il suffisait de se compter lundi soir, au siège de BNP Paribas Real Estate, à l'occasion de son 10e anniversaire pour mesurer le succès de l'entreprise présidée, depuis l'origine, par Philippe Zivkovic.

N'en déplaisent à certains, elle traduit la victoire d'un modèle. D'abord celui d'un couple inédit entre banque et immobilier alors que les cicatrices de la grande crise des années 90 ne se sont jamais totalement refermées dans quelques esprits. Celui, ensuite, d'un groupe intégré dans les services immobiliers et diversifié à l'international. De la superposition de métiers et de la conquête géographique, Philippe Zivkovic a réussi à créer une réelle chaîne de valeur dans une logique d'offre globale. Et pour ceux qui agitent le spectre du conflit d'intérêt, il a l'habitude de rappeler que 80 % du chiffre d'affaires de BNP Paribas Real Estate se fait en dehors de la banque. Un modèle, enfin, qui a fait la preuve d'une certaine résilience en période de crise. En dix ans, les honoraires et résultats de BNP Paribas Real Estate ont été multipliés par trois, pour atteindre un chiffre d'affaires de 716 M€ et un résultat opérationnel de 164 M€ en 2013, dont la moitié à l'international. Oui, la diversification sectorielle et géographique, cela fonctionne !

Les 10 ans de BNP Paribas Real Estate marque aussi la victoire d'une équipe, qui se traduit par un turn-over de moins de 5 % pour un total de 4 000 collaborateurs, et une certaine stabilité de l'équipe de management ces dernières années. C'est surtout la victoire d'un homme - Philippe Zivkovic - saluée avec justesse par Baudoin Prot, l'ancien président du directoire de BNP Paribas, maintenant à la tête du conseil de surveillance. Celui qui n'aura connu qu'un employeur aura été la véritable courroie de transmission entre la banque et son pôle immobilier, intégrant le G100, le "club" des 100 premiers managers de BNP Paribas. La reconnaissance de la contribution de l'immobilier au résultat de la banque.

Mais, après les victoires, les défis. En adoubant Thierry Laroue-Pont, Philippe Zivkovic livre quelques indices sur la feuille de route de BNP Paribas Real Estate. D'abord que le pôle immobilier reste contrôlé par des professionnels immobiliers. Ensuite que les services immobiliers - qui représentent déjà les deux tiers du chiffre d'affaires - devraient constituer le cœur de l'activité du groupe dans les années à venir. La promotion de Lauric Leclerc, au poste de directeur général délégué en charge du property management, est aussi un signe que la récurrence (38 % des revenus en 2013) sera l'un des leitmotiv de demain. Aux côtés de la croissance, avec un plan à trois ans qui prévoit le recrutement de 1 000 collaborateurs supplémentaires et des acquisitions "ciblées" de sociétés de services, notamment à l'international.

En prenant la présidence du conseil de surveillance dès le 1er juillet, Philippe Zivkovic s'assure un rôle de tuteur qui sera bien utile à la nouvelle génération aux manettes de BNP Paribas Real Estate. La preuve ultime que le modèle est mature.

Sur le même thème