Logement
Point de vue de Jean-François Buet, Fnaim

La Loi ALUR fait enfin l’unanimité… contre elle !

La loi Alur fait enfin l‘unanimité... contre elle et sur le constat de ses effets dévastateurs et bloquants au regard de la fluidité du marché de l’immobilier avec pour conséquence principale la fuite des investisseurs français et étrangers de ce secteur d’activité.

Dans les prochains jours, le Gouvernement devrait publier deux décrets ; le premier concernera la constitution du Conseil National de la Transaction et de la Gestion Immobilières (CNTGI), le second fixera les conditions financières des honoraires de location payés par les candidats locataires.

Les derniers échanges avec le ministère du Logement nous confirment que des pressions sont exercées pour ne pas honorer l'engagement pris de longue date, à savoir que la Présidence du CNTGI devait revenir à un professionnel. Si tel devait être le cas, mais également et surtout si sa composition allait à l'encontre des attentes des professionnels, la FNAIM et le SNPI ne siègeraient pas au sein de ce Conseil.

Les chiffres qui circulent actuellement sur le montant des honoraires de location, même s'ils sont plus importants qu’au début des négociations, sont malgré tout toujours trop faibles pour assurer une rentabilité suffisante aux professionnels. La conséquence première sera le recours à de nombreux licenciements au sein des agences immobilières dès la rentrée de septembre.

Cette volonté gouvernementale d’intervenir directement pour définir les marges économiques de nos métiers n'existe nulle part ailleurs dans l'univers des commerçants... et sera très préjudiciable à tout notre secteur d'activité. Nous rappelons que le recours à un professionnel n’est pas obligatoire et que le consommateur a donc le choix de payer ou non un service de qualité.

Tout le monde s’accorde à dire que sur le plan financier cette loi est une hérésie, y compris dans certains cabinets ministériels. Alors pourquoi continuer à vouloir envoyer toute une profession dans le mur... Le courage consisterait à reprendre la copie.