Hôtels/Loisirs

En octobre 2014, l'hôtellerie francilienne et littorale se porte bien, tandis qu'en régions, l'hôtellerie fait grise mine

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En direct du Simi (Paris) - Les performances de l’hôtellerie française en octobre sont venues confirmer les observations de septembre : les résultats sont très positifs sur le marché francilien et beaucoup plus disparates, voire problématiques, en régions.

Octobre a tout de même apporté une belle surprise à l’hôtellerie balnéaire, dont la fréquentation a été boostée par la météo, selon la dernière étude publiée par Deloitte.

La première information divulguée par cette étude est la confirmation de la reprise sur le marché hôtelier francilien : à Paris et sur la plupart des départements de petite et grande couronnes, les hôtels ont atteint d’excellents niveaux d’activité, souvent associés à une hausse significative des prix moyens.

La croissance des indicateurs a même été spectaculaire en Seine-Saint-Denis, dans le Val-d’Oise et dans l’ouest de la Seine-et-Marne, amplifiée par la tenue de deux grands salons au parc des expositions de Villepinte : le SIAL (agroalimentaire) et le CPHI (pharmaceutique).

La seconde grande information réside dans les bonnes performances de l’hôtellerie littorale : sur la Côte d’Azur et sur les destinations balnéaires facilement accessibles depuis la région parisienne (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire), la météo exceptionnelle du mois d’octobre a favorisé les courts séjours et les taux d’occupation. Sans inverser la tendance annuelle, ce regain post-estival de fréquentation est venu légèrement redresser les perspectives 2014, notamment sur la zone Bretagne - Pays de la Loire.

Sur le reste de la province (hors Côte d’Azur), il est plus difficile de trouver des motifs de satisfaction. Les catégories supérieures affichent des taux d’occupation en hausse. Cependant, le différentiel avec les niveaux de fréquentation d’avant-crise reste important, de l’ordre de 5 à 10 points par rapport à octobre 2008 par exemple.

En outre, le recul des prix moyens se poursuit. C’est également le cas sur les segments Super-économique et Economique, où la fréquentation a par ailleurs poursuivi son repli en octobre.

Observés destination par destination, les résultats sont contrastés sur les grandes villes françaises. La crise économique y apparaît encore bien présente. Comme déjà évoqué les mois précédents, son incidence sur les indicateurs commerciaux est souvent amplifiée par l’augmentation de l’offre.

Ainsi, les niveaux d’activité d’octobre restent très inférieurs à la normale à Marseille, Montpellier, Nantes ou encore Toulouse. Dans ce contexte, les hôtels situés en périphérie d’agglomération sont plus vulnérables et attendent toujours avec impatience une reprise soutenue de la demande de tourisme d’affaires.