Logement
Point de vue de Philippe Taboret, Cafpi

6 000 communes rurales éligibles au PTZ dans l’ancien à réhabiliter : la partie émergée de l’iceberg

Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi, commente la liste dévoilée par Sylvia Pinel.

Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, a présenté lundi 5 janvier, la liste des communes éligibles au prêt à taux zéro (PTZ) pour l’achat de logements anciens nécessitant des travaux en milieu rural.

Si cette mesure va dans le bon sens, en permettant la rénovation de biens anciens (voire très anciens) dans nos villages, elle ne prend pas en compte les grandes villes, où les besoins sont pourtant les plus flagrants. Il faut aider l’accession des jeunes qui démarrent dans la vie, professionnelle ou familiale, et qui n’ont pas les moyens d’habiter dans les villes, où se trouve le travail. Et non pas les reléguer en campagne lointaine à coups d’avantages fiscaux…

Pour Cafpi, le prêt à taux zéro doit être étendu à l’ancien sur tout le territoire, tout en retenant la condition de travaux. En attendant la relance de l’immobilier neuf, une telle mesure permettrait de remettre sur le marché en zone tendue des logements aujourd’hui disponibles et inutilisés car dégradés. C’est une proposition que le premier courtier en prêts immobiliers soutient depuis longtemps : un PTZ éco-conditionné, distribué grâce à une aide publique avec la certitude qu'elle sera suivie d'une commande de travaux auprès des entreprises en bâtiment, créera de l’emploi et permettra aux accédants à la propriété d’acquérir un bien vertueux au plan énergétique.

La première nécessité est de faciliter l'accès des jeunes ménages à la propriété sur l’ensemble du territoire en rééquilibrant leur équation financière personnelle.

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