Hôtels/Loisirs

En novembre 2014, l'hôtellerie française broie du noir (Deloitte/In Extenso)

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En novembre 2014, tous les segments l'activité hôtelière sont en recul. Cette baisse résulte d’une baisse combinée du taux d’occupation et de la recette moyenne. Dans ce contexte difficile, la catégorie Grand Luxe est la plus en retrait, impactée par un contexte international difficile et accuse une baisse de 10, 1 %, selon les derniers chiffres de l'étude In Extenso/Deloitte.

Avec la dégringolade du segment Grand Luxe,  celui du Haut de gamme enregistre une baisse de 1,2 %, celui du milieu de gamme -1,9 %, le segment Economique accuse une baisse de 2,6 % tandis que le segment Super-Economique tombe à - 5,3 %.

Après les mois de septembre et d’octobre qui avaient montré quelques signes positifs, le fléchissement de novembre fait taire les espoirs. Plus inquiétant, Paris, véritable locomotive pour le marché hôtelier français depuis le début de l’année, marque le pas.

La capitale et son marché hôtelier ont dû faire face à un vrai recul de l’activité. Les baisses de chiffres d’affaires hébergement sont limitées, essentiellement autour de 4%. Toutefois, elles sont tellement inhabituelles que l’on ne peut que s’inquiéter de voir ce moteur de l’hôtellerie française caler.

La province n’échappe pas à la morosité ambiante avec une fréquentation qui reste basse, voire se dégrade encore. La majeure partie des gammes et des territoires doivent faire face à la dégradation de l’occupation des hôtels et à des prix moyens en recul. Symptomatique de cette conjoncture difficile, beaucoup d’hôtels saisonniers ont anticipé leur fermeture et n’ont pas attendu la fin du mois. Sur le littoral, le phénomène est particulièrement sensible.

En province plus encore qu’à Paris, le calendrier évènementiel a un impact fort sur l’activité hôtelière. Ainsi, Marseille ne peut plus surfer sur son statut de "capitale européenne de la Culture" et souffre cette année de la comparaison avec 2013. De même, Le Havre n’a pas bénéficié cette année des retombées de la transat Jacques Vabre qui avait dynamisé l’hôtellerie de l’agglomération l’année passée.

Seules Lille et Avignon tirent leur épingle du jeu avec des augmentations respectives de 66,2 % et 43 %.