Logement
Point de vue de Victor Pages, My US Investment

[POINT DE VUE] Immobilier américain : 7 ans après la crise où en sommes nous ?

Un projet d’investissement immobilier en France ou à l’étranger est souvent une question de conjoncture. Victor Pagès, fondateur de My Us Investment, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des investisseurs souhaitant se positionner sur des actifs immobiliers situés aux Etats-Unis, dresse l’état du marché depuis le passage de cette crise historique dans ce secteur.

Le marché français a connu ces derniers mois un phénomène de gel, consécutif aux multiples évolutions législatives menées par le gouvernement. En parallèle, depuis 2008 la crise des subprimes a eu un impact considérable sur le marché immobilier américain. Sept ans après, qu’en est-il de l’activité de ce marché ? Comment les processus de saisies immobilières fonctionnent-ils ? Existe-t-il encore des opportunités sur ce marché pour les investisseurs français ?

Le marché immobilier américain a connu son âge d’or entre la fin des années 1990 et 2006 avec une hausse des prix de 120%, avant de s’effondrer brutalement à partir de 2007, entrainant une chute des prix jusqu’à moins 50% dans certaines villes.

Les crédits hypothécaires représentant une part importante des prêts immobiliers américains, les banques ont saisi les actifs immobiliers de leurs clients afin de couvrir les échéances non remboursées. Certaines saisies ont également fait suite à une décision économique prise par les ménages américains, conscients de leur surendettement.

Sept ans après le début de la crise, le marché immobilier connaît une reprise et par conséquent un ralentissement des saisies immobilières. Sur l’année 2014, 1,117 millions de biens ont été saisis. Si ce chiffre est en diminution par rapport aux 2,9 millions de biens saisis en 2010 (selon Reuters), le volume des « foreclosures » reste très conséquent.

Un stock important de biens est encore saisi chaque mois. En Janvier 2015 par exemple, 120 000 biens ont été mis en procédure de saisie. Cet indicateur, à lui seul, confirme que la fenêtre d’investissement est encore largement ouverte.

Par ailleurs, pour les investisseurs immobiliers, la reprise de l’économie américaine est une excellente nouvelle. Cela signifie qu’acheter aujourd’hui permet de se positionner au tout début d’un cycle haussier...

Avec une croissance de 2,5% pour l’ensemble de l’année 2014, un taux de chômage de 5,6% (décembre 2014) et une consommation interne toujours élevée, l’environnement macro-économique américain offre des fondamentaux solides, difficiles à retrouver au sein des économies européennes.