Hôtels/Loisirs

En avril 2015, les performances hôtelières françaises font grise mine (In Extenso/Deloitte)

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Au mois d'avril 2015, la morosité des chiffres de l'hôtellerie française cache un paysage contrasté. Après la pause du mois de mars, la capitale a repris sa tendance baissière. A l’inverse, les grandes agglomérations de province ont profité d’un calendrier scolaire qui leur était plus favorable pour afficher quelques belles performances, selon les dernière analyses de In Extenso/Deloitte.

L’hôtellerie de luxe et le marché super-économique enregistrent une baisse du chiffre d’affaires hébergement. Elle est particulièrement marquée pour l’hôtellerie de luxe où le chiffre d’affaires hébergement est en recul de 8%. Le reste du marché s’en tire un peu mieux mais de l’hôtellerie économique au milieu de gamme, la tendance est à la stagnation des chiffres d’affaires hébergement.

Dans les grandes agglomérations, les croissances à deux chiffres voisinent avec de fortes chutes d’activité. La raison est en grande partie à chercher du côté du calendrier scolaire. L’année passée, les vacances scolaires des académies franciliennes et de Bordeaux couvraient une bonne partie du mois d’avril.

Cette année, ces mêmes académies ont une partie de leurs vacances de printemps sur le mois de mai. A la clé, une activité économique plus active en Avril pour ces zones émettrices de clientèles. Ce sont surtout les grandes agglomérations – Lille, Lyon, Marseille, Nantes, etc. – qui en ont profité. Les interactions restent très fortes entre le tissu économique parisien et celui des grands pôles urbains français. Le phénomène est moins palpable pour les villes secondaires, plus ancrées dans le tissu économique local. Là, les effets du calendrier scolaire ont pu être négatifs et impacter l’hôtellerie.

Enfin, si la capitale a pu dynamiser l’hôtellerie de province, en revanche son marché hôtelier a souffert en Avril. A l’exception de l’hôtellerie haut de gamme standard, toutes les catégories affichent un net recul du chiffre d’affaires hébergement. Depuis le début de l’année, l’hôtellerie parisienne semble être entrée dans la tourmente. Seul le mois de mars avait marqué une pause dans cette tendance baissière. Cette pause est révolue et les inquiétudes se font plus présentes, surtout avec un mois de mai riche en ponts.