Commerce

[EDITO] (R)évolutions

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Si jeune et déjà témoin d’une riche histoire, le commerce de périphérie s’est incarné tour à tour à travers les boîtes commerciales mochardes, les parcs d’activités commerciales organisés puis les retail parks franchement structurés. Trois sémantiques différentes au cours de trois décennies et un produit qui a connu trois mues successives : tel est le pitch de la pièce de théâtre que joue ce genre commercial, hier montré du doigt mais aujourd’hui tant désiré. 


Acte I. Celui de la naissance d’un produit qui, il faut bien se l’avouer, a rendu quelques services au consommateur français qui découvre les joies d’un certain commerce de périphérie dans les années 1990. Le résultat est une désolation sur le plan urbanistique, une hérésie sur le plan architectural, mais un bon filon sur le plan économique. Dans l’imagerie collective, on ne conservera que les deux premiers arguments...


Acte II. Celui de la mue pour un produit qui s’inspire de l’expérience anglo-saxonne et accouche d’un concept : les parcs d’activités commerciales. Affublé d’un patronyme aussi impropre que laid, ce produit fait, dans les années 2000, un bond quantitatif en proposant un nouveau concept, une nouvelle philosophie et une nouvelle raison d’être dans un contexte marqué par l’exode des urbains vers la périphérie. 


Acte III. Celui de la montée en gamme. Désormais, le parc d’activités commerciales se nomme retail park. Ses partisans laissent exploser leur talent architectural. Les autres reniflent le produit avec envie et convoitise. Les voix discordantes commencent à se dissiper. Depuis l’Atoll à Angers, on ne fera plus jamais du retail park comme avant. 


Et l’acte IV ? Il se joue en ce moment sous nos yeux avec de nouveaux protagonistes, ces collectivités locales qui rivalisent de concours pour se payer au passage un lifting de leurs entrées de ville. Mais l’avenir du retail park – peut-être faut-il déjà lui trouver un autre vocable – est ailleurs. A l’heure où le centre commercial rejoue la grande illusion et où le commerce de périphérie fait figure de niche saturée, le retail park a une carte à jouer face au e-commerce ou même au m-commerce. A quand le premier retail park réellement connecté ?


Retrouvez plus d'infos dans notre magazine 116 "La revanche du retail park".

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Mots-clés : Magazine 116, Siec