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[EDITO] Rentrée 2015 : ça passe ou ça casse ?

Déprime ou reprise ? Enième coup de blues ou rémission ? A l'heure où les derniers retardataires rangent leurs cahiers d'écoliers, le marché immobilier retient encore son souffle, oscillant encore entre deux postures.

La première, c'est celle illustrée par la rechute du marché locatif qui affiche, pour le 1er semestre 2015, un piteux bilan avec des entreprises qui préfèrent rester (et renégocier encore et toujours leurs baux) que partir. On a beau prendre le sujet par tous les bouts, le seul remède à cette maladie chronique reste la résorption du chômage et la création de nouveaux emplois qui se traduira par un besoin de mètres carrés additionnels. D'autant que le marché tertiaire semble avoir épuisé ses dernières cartouches. Le levier du regroupement touche à son terme, en tout cas en Ile-de-France. Celui de la rationalisation a encore des beaux jours devant lui mais à condition que les directions financières des entreprises retrouvent le chemin de la croissance. Il n'en demeure pas moins que les marges de manoeuvre sont extrêmement limitées pour le gros des entreprises.

La seconde posture, elle s'incarne dans l'hyper-activité du marché de l'investissement qui, en dépit des résultats décevants du 1er semestre, devrait renouer avec le chemin de la croissance d'ici la fin de l'année. Rendements immobiliers attractifs en regard d'autres classes d'actifs et contexte de taux d'intérêts bas sont largement suffisants pour comprendre cet appétit des investisseurs - notamment internationaux - pour la pierre française qui conserve décidément de beaux atouts.

Au-delà de ce visage plus schizophrénique que jamais, quelle est la direction dans laquelle s'engage le marché immobilier hexagonal ? Ca passe ou ça casse ? Alors que les économistes agitent le chiffon de la sortie de crise - Jean-Marc Daniel vous explique dans ces pages pourquoi et surtout comment -, l'industrie immobilière est-elle enfin prête à sortir de sa trop longue torpeur ? Le retour des grandes transactions de bureaux - pronostiqué avec humilité cette fois-ci par les brokers - semble être une réalité plus qu'un fantasme. Quant à l'investissement, on attend encore et toujours que l'audace succède à l'hyper sécurisé, que l'inspiration remplace la répétition mécanique et que le courage prenne le relais du confort.

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Mots-clés : Jean-Marc Daniel
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