Logement

Le marché immobilier soutenu par des conditions d’emprunt exceptionnelles (MeilleursAgents)

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À Paris, les prix ont augmenté en moyenne de +0,3 % en février par rapport à janvier 2016 selon le dernier baromètre national des prix de MeilleursAgents.com. La hausse est de +0,4 % dans les Hauts-de-Seine, compensée par la baisse de -0,2 % constatée en Seine-Saint-Denis. En moyenne les prix en Petite Couronne ont augmenté de +0,2 % en un mois. La Grande Couronne, moins recherchée, a vu ses prix baisser de -0,3 %.

En Province, les villes les plus dynamiques sur le plan économique et qui donc offrent les meilleures perspectives d’emplois voient leurs prix augmenter. C’est le cas de Lyon (+0,5 % en février et +0,9 % depuis le début de l’année). C’est aussi et surtout le cas à Nantes : +0,8 % en février et +1,4 % en deux mois. Bordeaux (+0,2 % en février) et Montpellier (+0,1 % en deux mois) sont à la limite. En revanche, Marseille (-0,3 %), Lille (-0,4 %), Toulouse et Nice (-0,5 %) et surtout Strasbourg (-0,8 %) continuent de souffrir d’une demande plus faible.

Sur un an, MeilleursAgents constate des écarts très importants entre les évolutions des prix des villes les plus dynamiques et les autres. Ainsi, alors que les prix moyens de Lille ont baissé en 12 mois de -3,8 %, ceux de Nantes ont augmenté en moyenne de +3,7 %. « Cet écart de presque 8 % démontre bien les différences d’attractivité et le poids des décisions politiques locales avérées ou anticipées, selon MeilleursAgents. La perspective de la mise en place de l’encadrement des loyers pèse depuis des mois sur le marché lillois traditionnellement apprécié par des investisseurs qui l’ont totalement fui aujourd’hui ».

Comme tous les ans, le début de l’année est marqué par une augmentation de l’activité sur les grandes surfaces (3 pièces et plus). Les familles cherchent dès maintenant leur nouvelle résidence pour être prêtes dès la fin de l’année scolaire en préparation de la prochaine rentrée de septembre. Les chiffres de MeilleursAgents n’étant volontairement pas corrigés des variations saisonnières, ils font ressortir cet effet temporaire.

À Paris, par exemple, les grands appartements ont vu leurs prix augmenter de +0,4 % en février après un mois de janvier plus calme (+0,1 %). A l’inverse, les petites surfaces (studios et 2 pièces) dont les prix avaient sensiblement augmenté (+0,6 %) en janvier voient cette tendance s’atténuer (+0,2 % en février).

Néanmoins, le début d’année et, plus généralement, le premier semestre, sont des périodes favorables qui incitent tous les types d’acheteurs (familles, primo-accédants, investisseurs...) et les vendeurs à être actifs sur le marché.

La chambre des notaires de Paris a publié récemment des chiffres montrant une forte progression du nombre de transactions réalisées en 2015. Au total, 176 000 logements neufs et anciens ont ainsi été vendus en Île-de-France en 2015, soit 26 000 de plus (+17 %) que l’année précédente. Cette hausse des volumes concerne même les grandes maisons et les grands appartements.

« Si nous constatons, avec les notaires, cette augmentation des volumes, nous devons tempérer ces résultats, nuance MeilleursAgents. En effet, l’augmentation de la population francilienne explique en très grande partie cette progression du nombre de ventes. Même avec 17 % d’augmentation, le marché est encore loin d’atteindre les niveaux de ces meilleures années. Au niveau national, le nombre de transactions a atteint 803 000 en 2015 sur l’ensemble du territoire, soit une progression de +15,7 % par rapport à 2014 selon les notaires. Cette belle performance doit, elle aussi, être tempérée. Compte tenu de l’augmentation de la population française, il faudrait atteindre environ 900 000 transactions par an pour retrouver la fluidité maximum du marché ».

Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de MeilleursAgents, conclut : « Il nous semble que la santé relative du marché actuel résulte essentiellement du très faible niveau des taux d’emprunt et de leur baisse ces derniers mois. Cette stimulation puissante ne doit pas nous faire oublier qu’un marché immobilier “sain” résulterait d’un bon équilibre entre une demande solvable et une offre “naturelle” de propriétaires assurés de vendre. En attendant, et malgré le caractère quelque peu artificiel de la reprise à laquelle on assiste depuis presque un an, profitons du marché le plus fluide qu’on ait connu depuis 5 ans ».