Logement

Le marché immobilier vit sous perfusion (MeilleursAgents)

En partenariat avec

Alors que la demande reste faible, les taux d’intérêt soutiennent une hausse artificielle des prix limitée aux zones les plus dynamiques (Paris, petite couronne et quelques grandes villes de province) selon le dernier baromètre des prix de MeilleursAgents.

« La baisse de -0,5 % des taux depuis le 1er janvier 2016 a généré mécaniquement +4 % de pouvoir d’achat, explique Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de MeilleursAgents. On peut donc légitimement estimer que, la demande étant stable, les prix auraient diminué de -2 à -5 % depuis le début de l’année si les taux n’avaient pas baissé ».

L’état du marché immobilier est équivalent à la situation de l’économie européenne soutenue par la politique de taux bas de la BCE qui vise à relancer l’activité sans résultat marquant à ce jour d’après MeilleursAgents.

Forcées de respecter des contraintes prudentielles de plus en plus fortes, les banques ne peuvent prêter qu’aux entreprises les plus solides et aux ménages les plus solvables. Le gain de pouvoir d’achat généré par la baisse des taux ne profite donc qu’aux ménages solvables et dont l’emploi est stable selon le baromètre.

« Notre indicateur de tension immobilière (ITI) stagne autour de 1 acheteur pour 1 vendeur, soit un niveau très insuffisant à celui nécessaire pour générer une reprise saine du marché (il y avait 3 acheteurs en recherche active pour un vendeur en 2010 en France, plus de 5 à Paris) », observe Sébastien de Lafond. Cette faiblesse de la demande empêche les prix de repartir durablement à la hausse.

Autre enseignement : les acheteurs qui disposent d’un financement assuré sont en position de force pour acheter des biens dans les meilleures conditions... sans pour autant pouvoir espérer d’importants rabais sur les biens de bonne qualité.

« La reprise saine et durable du marché reste conditionnée par l’amélioration de la situation économique générale et la baisse du chômage en particulier, une perspective qui demeure incertaine à court ou moyen terme », conclut le baromètre.