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En juin, l'Euro 2016 booste le chiffre d’affaires de l'hôtellerie en régions (In Extenso)

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Après un mois beau mois de mai en province, l'Euro 2016 a boosté le chiffre d'affaires en régions en juin dernier, selon une étude menée par In Extenso sur les performances hôtelières en France. La province aura su capitaliser sur l’Euro 2016 de football pour confirmer un début d’année positif et terminer le premier semestre avec une progression du chiffre d’affaires hébergement pour l’ensemble des catégories. A l’inverse, et comme depuis trop longtemps maintenant, Paris a accumulé au mois de juin les mauvaises nouvelles et termine le mois, et le semestre, avec des résultats dans le rouge, un rouge vif et inquiétant.

Après un début d’Euro perturbé par les affrontements entre supporters à Marseille, la compétition s’est finalement bien déroulée et aura pu tirer vers le haut les performances de la très grande majorité des villes hôtes : Lille, Lyon, Marseille, mais également Lens, Saint-Etienne, etc. Saint-Etienne notamment aura pu accueillir les supporters et les délégations des équipes du Portugal, de l’Islande, de la Slovaquie…, les jours de matchs, la hausse très sensible des prix moyens aura permis d’enregistrer une hausse du chiffre d’affaires hébergement de l’ordre de 50 % sur le mois comme nous le confirme le président du Club Hôtelier de Saint-Etienne Métropole.

Seule Bordeaux ne s’inscrit pas complètement dans cette tendance avec, selon les catégories, un maintien voire une régression du RevPAR, en comparaison, il est vrai, d’un mois de juin 2015 aux performances exceptionnelles. Le semestre se conclut sur une note positive en régions où l’ensemble des catégories d’hôtels affichent des résultats en progression, de 0,7 % pour la catégorie super économique à 11,3 % pour l’hôtellerie de luxe.

Malgré une dizaine de matchs joués à Paris ou à Saint-Denis, l’hôtellerie francilienne n’a pas pleinement profité de l’Euro de football. Les résultats enregistrés accentuent la tendance baissière de ces derniers mois avec notamment une chute du RevPAR de près de 35 % pour l’hôtellerie de luxe. L’Euro a-t-il été sans effet ?

Les statistiques quotidiennes de STR apportent des éléments de réponse : sur le mois de juin l’événement a seulement atténué le décrochage des taux d’occupation. Alors que certains jours de début juin ont enregistré des chutes de fréquentation supérieures à 30 %, la baisse a été moins importante sur les nuits entourant les matchs. Outre le risque sécuritaire, qui continue de peser fortement sur la capitale, l’hôtellerie a subi les inondations, les grèves et le décalage du Ramadan.

Les hébergements dits collaboratifs ont quant à eux capté une partie des flux de supporters. L’effondrement de la fréquentation étrangère reste préoccupant, et il est évident qu’il faudra des mois pour que les Américains, Japonais ou Chinois envisagent de revenir à Paris. Les premiers résultats de juillet collectés par STR montrent que les derniers matchs joués à Paris lors de l’Euro ont permis de renouer avec la croissance des RevPAR… juste avant l’attentat de Nice.

Au final, l’hôtellerie française, et sur la majorité des catégories, finit le premier semestre avec un RevPAR en baisse. Cette tendance est très largement influencée par l’hôtellerie francilienne, les performances étant globalement en hausse en Régions. Mais à l’heure où les attentats frappent également la province, les résultats du second semestre devront être suivis de près. Sans surprise ils devraient notamment virer au rouge sur la Côte d’Azur.

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