Logement

L’augmentation des prix continue à Paris (MeilleursAgents)

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Des logements à Paris

L’augmentation des prix se poursuit à Paris et dans les grandes villes les plus dynamiques selon la 84e édition du baromètre mensuel de MeilleursAgents. Ailleurs, les hausses sont plus mesurées et les villes les moins attractives voient toujours leurs prix moyens baisser.

« L’évolution des prix à Paris et dans les plus grandes villes de France suit trois parcours distincts. Un premier groupe voit les prix augmenter de +2,5 à +4 % depuis le 1er janvier, développe Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de MeilleursAgents. Ce groupe dynamique comprend Paris, Lyon, Nantes et Bordeaux, des villes qui bénéficient d’une certaine reprise économique et attirent de plus en plus d’entreprises et de ménages. Pour autant, le marché n’explose pas dans ces grandes villes et les hausses de prix restent mesurées comparées à d’autres périodes. A Paris, les prix ont augmenté de +0,4 % en moyenne au mois de septembre. Les petites surfaces (studio et deux pièces) voient même leurs prix augmenter de +0,8 % en un mois alors que les prix des grandes surfaces (3 pièces et plus) sont restés stables ».

Et d’ajouter : « Un deuxième groupe (Toulouse, Lille, la Petite Couronne parisienne) voient leurs prix augmenter légèrement jusqu’à +2 % depuis le début de l’année. Ces marchés locaux ne progressent que grâce aux gains de pouvoir d’achat générés par la baisse continue des taux d’intérêt. La Petite Couronne a vu ses prix augmenter de +0,3 % au mois de septembre (+0,2% dans les Hauts- de-Seine, +0,4% en Seine-Saint-De- nis et +0,3% dans le Val-de-Marne) ».

Sébastien Lafond complète : « Le troisième groupe reste baissier. A Marseille, Nice, Strasbourg, Montpellier et dans les départements de la Grande Couronne, les prix continuent de baisser sur des marchés atones où une faible demande ne parvient pas à s’accorder à une offre trop exigeante. Les prix de la Grande Couronne ont baissé partout en septembre (-0,3 % en Seine-et-Marne, -0,2 % dans les Yvelines, -0,5 % en Essonne et -0,3 % dans le Val d’Oise). Partout ailleurs, dans les zones rurales et les petites villes de province, le marché reste atone et les prix orientés à la baisse. Seules quelques zones particulièrement recherchées ou bénéficiant d’un dynamisme local spécifique tirent leur épingle du jeu ».

MeilleursAgents note dans son baromètre que les taux d’intérêt sont toujours plus bas : 1,6 % sur 20 ans à fin septembre (1,8 % fin août). Les gains de pouvoir d’achat générés par cette baisse des taux expliquent à eux seuls les hausses des prix selon l’étude. Et de conclure : « Malgré un regain de tension commerciale entre les grandes banques, les attributions de crédit restent prudentes et ne profitent qu’aux ménages les plus solvables ».