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Les conséquences du Brexit sur le marché immobilier des bureaux parisiens

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L’Ile-de-France représente 80 % du marché français des bureaux. Son PIB correspond à 31 % de la richesse nationale et à près de 4 % de celle de l’Union Européenne. Avec 53 millions de m² de bureaux, l’Ile de France détient le premier parc de bureaux en Europe. Durant la période 2003-2013, 10 millions de m² de bureaux ont été construits en Île-de-France avec une vacance importante durant les années 2010.

Les investisseurs français sont à l'origine de 83 % des montants investis au premier semestre, alors que la moyenne est normalement de 65 % selon Jones Lang Lasalle. Le taux de vacance demeure contrasté sur le marché francilien. En effet, à Paris se situe à 3,5 %, et en-dessous de 7 % pour l’Ile-de-France. Le marché parisien se porte aujourd’hui bien.

Le quartier de la Défense à une belle carte à jouer face aux autres places européennes. Avec un taux de vacance de 8,6 %, le quartier de la Défense n’a jamais été aussi faible depuis 10 ans. De nombreux groupes (ThalesBureau VeritasDeloitte, …) ont quitté Paris pour rejoindre le premier quartier d’affaires d’Europe. Avec des bureaux de dernière génération à 450€ par an (hors franchise de loyer), le quartier de La Défense devient attractif pour les grands utilisateurs français et étrangers.

Les institutionnels français et étrangers vont continuer d’investir dans les actifs tertiaires parisiens et franciliens. L’écart de rémunération entre les actifs sans risques et l’immobilier de bureaux atteint 300 points de base pour les immeubles neufs ou restructurés dernière génération, un niveau satisfaisant compte tenu l’environnement actuel des taux d’intérêt (obligations d’État).

La politique économique de Donald Trump risque d’impacter le taux directeur de la Fed et des banques centrales mondiales. Une augmentation des taux d’intérêt en France dans la durée impacterait de facto les valeurs vénales et locatives des immeubles de bureaux parisiens et franciliens.