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Bureaux : la révolution en marche

Cœur Défense © Matador

Dans le concert des événements qui structurent l'agenda de l'industrie immobilière, il faut désormais en ajouter un : Revolution@Work. Lancée par Defacto qui gère le quartier d'affaires de La Défense et l'agence de communication Hopscotch, l'initiative a, pour sa première édition, réuni quelque 2 000 tenants de l'immobilier de bureau de demain. Avec une ambition forte : inscrire l'innovation au cœur de l'expérience tertiaire. Car à l'instar de l'univers de l'hôtellerie, du commerce ou même de la maison, l'immobilier de bureau de demain sera expérientiel ou ne sera pas.

Expérience humaine tout d'abord. A l'heure où le CDI et la firme ne semblent plus être l'alpha et l'oméga du contrat de travail, il est en effet plus que temps de se poser la question de la place de l'Homme dans les nouvelles organisations de travail. Sharing-desk, flex offices et leurs cohortes d'espaces collaboratifs : le vent de la communauté souffle fort – et va souffler encore durant de nombreuses années – sur les environnements de travail. Des tests seront tentés, des échecs seront essuyés mais les lignes ont déjà bougé. Et il est trop tard aujourd'hui pour faire marche arrière...

Expérience produit ensuite. Cette nouvelle donne dans l'immobilier de bureau laisse libre cours à l'imagination la plus folle en matière d'immeuble connecté. Du Lifi à l'Internet des objets (IoT) en passant par les outils de réalité virtuelle, l'exercice a des allures de grande foire. Après le temps des expérimentations, viendra nécessairement le temps des choix où il faudra séparer le bon grain de l'ivraie.

Expérience services, enfin. Il semblerait que l'ère de la révolution servicielle soit enfin avérée. Dans l'immobilier de bureau, tout l'enjeu sera de passer de l'IoT à l'Internet des services dans une logique où les vies personnelles et les vies professionnelles n'en finissent plus de s'entremêler.  

RH, produit, services : l'immobilier de bureaux français prépare sa révolution. Finis les mètres carrés, le bureau cloisonné ou même la qualité de vie au travail. Le prochain sujet au cœur de notre industrie devrait tout simplement être l'émergence d'un nouvel indicateur : le bonheur au travail. La question de tous les investisseurs se posent, c’est de savoir si ce bonheur au travail est soluble dans le cash-flow. Mieux, s’il peut générer une surperformance qui va devenir le véritable juge de paix des asset managers. 

Chez Business Immo, nous sommes convaincus que le sujet est bien plus qu’un effet de mode ou qu’une problématique de bobos parisiens. Au point que nous l’avons inscrit au sommaire de notre prochain magazine. Rendez-vous en février.