« Nouvelles pressions à la hausse » sur le marché de l’immobilier résidentiel ancien. Après deux années consécutives de baisse à -3,1 puis -4,9 %, les prix des logements vendus dans le réseau Fnaim (700 000 opérations en 2010) ont augmenté sur l'année écoulée de +1,5 %, soit une progression de +5,3 % en moyenne par rapport au point bas observé au premier trimestre 2009.
A Paris, c’est à l’évidence une hausse record de +15,7 % pour un prix au m2 atteignant 7 645€ au quatrième trimestre 2010. « Les arbres ne peuvent pas monter jusqu’au ciel », tempère à cet égard René Pallincourt, président de la Fnaim. Une accalmie devrait donc se faire sentir en 2011, dont on percevrait déjà les prémisses « depuis deux ou trois mois », avec des marges de négociation accrues pour les biens vendus dans la capitale. Les chiffres concordent avec ceux recueillis par le réseau Century 21, qui avait ouvert le bal des analyses du marché 2010 ce mardi. Même constat également, quant à l’hétérogénéité du bilan 2010 à l’échelle de l’hexagone. Un panorama national qui oscille entre -7,3 % et + 9 % selon les régions, plus haussier encore lorsqu’on isole les tendances pour le seul marché des appartements. Pour René Pallincourt, il s’agit bien d’une « période de transition », et le marché devrait confirmer sa tendance à la hausse pour 2011, dans une fourchette de +3 % à +6 %. « L'ensemble des fondamentaux qui soutiennent l'économie ne sont pas au vert », résume l’étude des perspectives 2011, rendant ainsi peu crédible l’hypothèse d’une nouvelle baisse de prix. Dans ce contexte, malgré le renchérissement des biens, les ménages français « même modestes » sont solvabilisés par une nette amélioration des conditions de crédit. Une bonne nouvelle pour 54 % de candidats à l’accession qui perçoivent une conjoncture « favorable à l’achat d’un bien immobilier » en décembre 2010, selon un sondage Ifop réalisé pour la Fnaim. Toutefois, les tensions entre offre et demande sont bien réelles, et seuls deux français sur dix estiment « pouvoir trouver un bien leur convenant dans un délai de trois mois ».
Dans le viseur pour l’année qui commence, les incitations publiques, au premier rang desquelles le PTZ+ suscite beaucoup d’attentes. Les prix s’envolent, mais les capacités d’emprunt suivent. La tendance devrait donc effectivement se maintenir.
6 janvier 2011 | 13:21 CET
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