Territoires

Paris : « the place to be »

Localisation, qualité des actifs, liquidité du marché : Paris affiche incontestablement de très bons arguments pour attirer les investisseurs. A l’apogée de la crise, le marché parisien, et français en général, a montré qu’il disposait de fondamentaux solides. Un point qui fait la différence à l’heure du « back to basis ». « Le marché parisien reste très bien noté partout dans le monde et ce, pour sa profondeur, son caractère non spéculatif, et pour des raisons de sécurité juridique et fiscale », assure Laurent Lehmann, directeur général adjoint de CB Richard Ellis France. Avec 8,8 % de part du marché européen de l’investissement, Paris occupe une place de premier ordre en Europe, juste derrière Londres (15,6 %). Mais le marché est encore convalescent. En 2010, l’économie française est restée « fragile et incertaine », notamment du fait du nombre de demandeurs d’emplois qui continue d’augmenter (+ 2 % sur un an fin novembre 2010). A l’international, la tendance n’est pas plus optimiste : les exportations françaises devraient, certes, progresser de 9,2 % en 2010, mais elles « n’ont pas empêché la France de perdre des parts de marché », notamment devant l’Allemagne qui continue d’afficher une insolente bonne santé en la matière. En France, 2011 devrait ainsi encore s’imposer comme une année de transition, en attendant d’afficher un « redémarrage sans doute plus prononcé de l’activité en 2012 ».