Logement

Eco Conjoncture

Une étude produite par

Les tensions sur les taux d’intérêt dans la zone euro se sont nettement repliées dans les derniers mois, avec l’accord sur le TSLG (Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance, appelé aussi Pacte budgétaire européen ou « fiscal compact »), l’adoption du MES par le parlement allemand, le résultat des élections aux Pays-Bas, l’accord sur le plan de soutien à la Grèce et sur la recapitalisation des banques espagnoles, l’adoption du premier volet de l’Union bancaire prévoyant la supervision de près de deux cents banques par la BCE, le pragmatisme de la Commission européenne dans ses exigences quant au rythme des consolidations budgétaires et surtout l’annonce de l’OMT qui a mis un terme aux craintes d’éclatement de la zone euro. La prime de risque de « conversion », qui y était liée, a reculé et les taux se sont nettement repliés. Bien sûr, la crise est loin d’être terminée. La zone euro est en récession, l’union bancaire est incomplète tant que ne seront pas mis en place un mécanisme de résolution des crises et un dispositif paneuropéen de garantie des dépôts, sans compter d’incontournables avancées sur la voie d’un plus grand fédéralisme budgétaire, dont les propositions de la Commission ont tracé les premières esquisses. Tout ceci prendra du temps. Par ailleurs, à plus court terme, la perspective d’un appel de l’Espagne à l’aide européenne n’a pas disparu. De ce point de vue, l’ampleur de la dérive du déficit budgétaire pour 2012 devra retenir l’attention. Les élections italiennes, puis allemandes, nourriront également l’incertitude.

Source: BNP Paribas

Sur le même thème

Etudes
Articles
Transactions