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En attendant la reprise en 2014 : IDF Grandes transactions au 1S 2013

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L’absence, au 1er semestre 2013, de très grands mouvements d’entreprises a entrainé une baisse de 30% du volume de demande placée sur le segment des surfaces supérieures à 5 000 m². Au cours des six derniers mois, 25 transactions, représentant 269 000 m², ont été recensées, à comparer à 28 mouvements et 386 200 m² à la même époque en 2012. L’année 2013 démarre donc timidement et le record de volume du 2012 (1,1 million de m²) semble d’ores et déjà hors de portée.

La persistance d’un environnement économique difficile depuis 5 ans impacte le comportement immobilier des entreprises. Le choix de leur future implantation est aujourd’hui dicté par une compression des budgets alloués au poste immobilier, qui entraîne une plus grande mobilité, dont le Croissant Ouest tire aujourd’hui le meilleur profit (47% des transactions du semestre). Paris voit aussi quelques unes de ses entreprises partir au-delà du périphérique alors qu’à La Défense, où les départs sont plus nombreux que les arrivées, aucun mouvement endogène n’a été identifié.

La réduction des coûts par poste de travail (rationalisation ou regroupement d’entités éparses) pousse également les entreprises à se positionner de plus en plus massivement sur les immeubles neufs ou restructurés. La part des surfaces de 1ère main dans la demande placée totale a atteint 64% au 1er semestre 2013, contre 50% en 2012. Cette recherche d’efficience explique le niveau toujours élevé de pré commercialisations, de l’ordre de 74% ce semestre.

Autre traduction de la pression financière qui s’exerce aujourd’hui sur les entreprises, la valeur médiane des transactions supérieures à 5 000 m² n’évolue pas et reste positionnée autour de 350 €/m²/an. La valeur maximale des loyers constatés au 1er semestre 2013 est, quant à elle, passée de 840 €/m²/an en 2012 à 630 €/m²/an. Les transactions enregistrées à Paris Quartier Central des Affaires ou Centre Ouest ont porté sur des surfaces rénovées et non plus sur des restructurations de grand standing, comme en 2012.

Enfin, le palmarès des secteurs d’activité les plus mobiles conforte l’industrie en tête de peloton avec près d’un tiers des mouvements recensés (82 000 m², dont les deux plus importantes transactions du semestre). Les entreprises du juridique-conseil ont d’ores et déjà égalé leur performance de 2012 (57 400 m²). Enfin le secteur financier reste en deçà de ses résultats historiques ; l’heure n’est toujours pas aux grandes réorganisations mais plutôt à des mouvements de taille plus modeste, de 5 000 à 10 500 m².

Source : DTZ (Groupe UGL)

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