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La Fondation Palladio : 10 ans d’avance

Bertrand de Feydeau © B. Rieger

La Fondation Palladio fête ses dix ans. Déjà. Dix ans, c’est l’heure des premiers bilans. La volonté initiale – « rassembler les acteurs de l’industrie immobilière en vue d’en assurer le rayonnement par le développement de la formation, le soutien de la recherche et la concertation avec tous ceux qui contribuent à l’élaboration de la Cité »- a été respecté. Née au plus mauvais moment, six mois avant la faillite de Lehman Brothers, la Fondation aura plus que résisté à la crise. A moins que celle-ci ne l’ait renforcée.

Sa mission d’intérêt général a trouvé ses raisons d’être dans l’effort de formation, initiale à l’exemple du financement des bourses, que continue grâce en particulier au travail de l’Institut au profit des jeunes dirigeants de l’industrie immobilière, et plus généralement de la fabrique de la Ville. Des initiatives matérialisées par la rentrée universitaire Palladio, le Forum des métiers de l’immobilier et de la ville co-organisé avec Business Immo, ou encore le parrainage de prix, on pense en particulier au prix Junior de l’immobilier remis au Simi.

Dix ans, ce n’est pas encore l’âge de l’adolescence. La Fondation Palladio a tout l’avenir devant elle. Parce que le terrain de jeu est plus que jamais prometteur. La Ville est l’avenir de l’humain, mais elle y concentre tous les défis : environnementaux, économiques, sociétaux. L’accélération de la métropolisation demande à organiser de la manière la plus souple possible la ville, la plus inclusive soit-elle, et appelle un nouveau dialogue entre les acteurs publics et privés. Les premiers ne peuvent plus dicter seuls leur vision. Les seconds ne peuvent se substituer au premier, quand bien même l’affaire serait juteuse.

L’un des défis de la Fondation Palladio - à très court terme – sera d’organiser ce dialogue, plus seulement le susciter. Car il demeure encore un a priori sur les acteurs immobiliers, voire même une certaine défiance du politique. La sémantique utilisée par Emmanuel Macron, Président lettré s’il en est, pour qualifier l’immobilier n’est pas innocente. Elle montre que l’exécutif n’est pas encore totalement convaincu par la pertinence de flécher une partie de l’épargne vers l’urbain, vers la ville, et in fine vers l’immeuble. Il faudra innover, sortir d’une vision étriquée de l’immobilier et démontrer sa valeur ajoutée. Des défis passionnants finalement.

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