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Éléonore Devaud, directrice RSE d'Altarea Cogedim

"Biophilie : pensons le design et l'aménagement autrement"

En partenariat avec

ALTAREA - BRIDGE.jpg Bridge, futur siège d'Orange © Jean-Paul Viguier et Associés
photo-ALTAREA-1.png Eléonore Devaud © Altarea Cogedim

Nous parlons de plus en plus de biophilie dans le secteur de l’immobilier. Pouvez-vous nous expliquer ce nouveau concept ?

Par biophilie, nous évoquons l’attrait qu’ont les humains pour la nature. Par extension, et appliqué au secteur de l’immobilier, ce terme fait référence aux méthodes d’aménagement, de design, d’architecture qui introduisent dans les bâtiments des éléments qui rappellent la nature. Cela peut être des plantes ou des matériaux naturels bien sûr, mais aussi des ambiances ou des espaces qui rappellent les sensations que l’on retrouve en extérieur. C’est une manière de penser les aménagements pour que les occupants se sentent bien.

Quels sont ses avantages, notamment sur le plan économique ?

Chez Altarea Cogedim, nous sommes convaincus que cette notion de biophilie est fondamentale pour le bien-être des occupants des immeubles. De nombreuses études ont établi que la vue de la nature, réelle ou simulée, avait des avantages significatifs sur la santé et le bien-être des individus, mais également sur la productivité et la créativité des salariés.

Aujourd’hui, dans les immeubles de bureau c’est une évidence : les grands utilisateurs choisissent leur immobilier d’entreprise avec en tête le confort de leurs salariés, leur marque employeur, leur capacité à attirer et conserver les meilleurs talents. La biophilie fait donc partie intégrante de nos réflexions sur nos projets.

Concrètement, l’avez-vous déjà mise en place sur certains de vos programmes ?

Altarea Cogedim systématise depuis plusieurs années l’approche biophilique sur ses opérations, que ce soit en logement, en immobilier d’entreprise, en projet mixte ou en commerce.

Et dans tous nos projets, le concept fait écho à la nécessité de protéger l’environnement naturel, de limiter l’étalement urbain et l’artificialisation des sols, et de tirer parti de la nature pour le confort et l’usage des habitants et usagers : conception de lieux de loisirs, de promenade, de contemplation, vues sur la nature, rafraîchissement de l’air en été grâce à la végétation…

On parle de CAP3000 notamment…

À CAP3000 (06), où nous avons un projet majeur de rénovation-extension du centre commercial, le concept a été exploré dès la conception, grâce notamment à un partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Cela a impacté toutes les étapes du projet : architecture respectant la nature avec un écran végétal le long du Var, design intérieur qui rappelle la nature (bois, courbes rappelant la rivière), espaces généreux pour se reconnecter à l’environnement (terrasses, observatoire), chantier exemplaire… Notre centre est donc devenu le premier centre commercial au monde certifié BiodiverCity et a reçu le prix « Entreprises et Environnement 2018 » du ministère de l’Environnement et l’Ademe.

Pour conclure, pouvez-vous justement nous parler de cette certification BiodiverCity ?

Nous avons signé en mars 2018 la charte pour développer la biodiversité dans les villes auprès du Conseil international biodiversité et immobilier (Cibi). Ainsi, nombre de nos projets visent la certification Biodivercity comme le nouveau cœur de ville d’Issy-les-Moulineaux ou Bridge, le futur siège d’Orange. Cela atteste de la prise en compte de la nature à toutes les étapes des projets (chantier, conception, exploitation…) au service du bien-être des utilisateurs. Nous devons réinventer la nature pour fabriquer une ville plus durable et plus agréable.

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