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La hausse des taux serait-elle une bonne nouvelle ? (MeilleursAgents)

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Après 18 mois de baisse ininterrompue, les taux d’intérêt ont légèrement augmenté après avoir atteint un niveau historiquement bas.

Pour l’instant, la hausse des taux de crédit immobilier pratiqués par les banques reste limitée et n’entame pas sensiblement le pouvoir d’achat des candidats à l’acquisition dont la position se stabilise sur un marché qui conserve son dynamisme d’après le dernier baromètre de MeilleursAgents.com.

Et d’ajouter : « L’arrêt de la baisse des taux voire une légère remontée pourrait : encourager les acheteurs à accélérer leur projet d’acquisition pour profiter de taux encore bas enrayer la hausse des prix observée dans certains marchés dont Paris ou Lyon ».

MeilleursAgents privilégie deux scénarios d’évolution des taux pour les prochains mois et tente d’analyser leurs conséquences respectives sur l’évolution du marché immobilier.

Dans le premier scénario, les taux se stabilisent et restent au moins pendant 3 à 6 mois en dessous de la barre des 2 % sur 20 ans. « Ce scénario est à la fois probable et souhaitable, selon Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de MeillersAgents. Probable, parce que les incertitudes nées de l’élection de Donald Trump ne seront pas levées avant plusieurs mois, même après son entrée à la Maison Blanche et qu’un retour de la baisse des taux paraît peu crédible à court terme. Probable parce que les conditions macro-économiques, en particulier en Europe, restent mauvaises et requièrent toujours des taux faibles pour soutenir une activité maussade. Probable, parce que l’immobilier reste l’un des premiers vecteurs de conquête de nouveaux clients pour les banques et que celles-ci semblent prêtes à réduire leurs marges pour attirer de nouveaux clients ».

Et d’ajouter : « Souhaitable enfin, parce que la stabilisation des taux à un niveau toujours faible continuera à alimenter la dynamique du marché : intentions d’achat, ouverture aux primo-accédants... mais en interrompant la hausse des prix qui commence à se matérialiser dans plusieurs grandes villes de France, notamment à Lyon (+6 % depuis le début 2016). Un tel scénario aurait aussi l’avantage d’entretenir la liquidité du marché et donc de maintenir des volumes de transactions relativement élevés ».

Dans le deuxième scénario retenu, la hausse des taux des crédits immobiliers se prolonge au-delà de 2 % et atteint 2,5 % voire plus d’ici à six mois.

« Les conséquences de cette hausse seraient tout d’abord un ralentissement du marché et une baisse du volume des transactions, selon Sébastien de Lafond. Les zones et les biens les moins recherchés subiraient des baisses de prix car nulle part en France le nombre d’acheteurs en recherche active ne dépasse 2 pour un bien en vente (seuil de l’ITI pour un marché équilibré) ».

Et de conclure : « En réduisant fortement et brutalement la capacité d’emprunt des ménages, ce scénario aurait un impact négatif pour le marché. S’il ne nous paraît pas le plus probable, il est néanmoins beaucoup plus plausible aujourd’hui qu’il ne l’était il y a seulement quelques semaines ».

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