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Laurent Derote, Sophie Vatté & Rudolph Cerqueira, DVA Executive Search

« DVA Executive Search a signé 120 missions dans l'immobilier en 2017 »

L’alignement des planètes, tant pour l’immobilier qu’en matière d’économie en général, n’avait pas été aussi parfait depuis plus de dix ans. Une situation qui a dynamisé le marché de l’emploi des cadres dans l’industrie immobilière. Laurent Derote, Sophie Vatté et Rudolph Cerqueira, respectivement président, directrice générale et senior advisor transformation digitale de DVA Executive Search, se livrent à l’exercice du bilan-perspective avec un focus particulier sur l’impact de la transformation digitale.

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laurent_derote__xavier_lahache.jpg Laurent Derote © Xavier Lahache
sophie-vatte-xavier-lahache.jpg Sophie Vatté © Xavier Lahache
rudolph-cerqueira-xavier-lahache.jpg Rudolph Cerqueira © Xavier Lahache
Business Immo : Le marché de l’emploi des cadres dans l’industrie immobilière a été au zénith en 2017. Comment cela s’est-il traduit sur l’activité de DVA Executive Search ?
Laurent Derote : Dans un environnement extrêmement porteur, l’équipe de DVA Executive Search a signé 120 missions dans l’immobilier, ce qui nous a permis d’accroître notre chiffre d’affaires signé de 57 % par rapport à 2016. La promotion résidentielle arrive en tête avec plus de 40 % de notre activité. L’immobilier « retail » a représenté pour sa part 25 % de notre chiffre d’affaires signé en 2017, ce qui marque une certaine reprise par rapport à 2016. Comme dans la promotion résidentielle, un tiers des recherches se situent en régions. Les utilisateurs arrivent juste après, au même rang que les investisseurs institutionnels, avec 10 % du CA signé pour chaque secteur. Chez les seconds, l’année a été marquée par une forte demande en asset management – les deux tiers des missions confiées – mais aussi par une baisse globale des recrutements, de l’ordre de -15 %, contrairement à la tendance générale de l’année. Enfin, le logement social, un monde qui bouge et se transforme pour sauver son modèle, ainsi que les services et conseils à l’immobilier nous ont permis de réaliser de belles missions. Dernier point, La fonction direction générale et de centre de profit a représenté près de 15% du chiffre d’affaires signé, juste après les fonctions montage d’opérations, investissement – gestion de biens et d’actifs, technique – travaux.

BI : 2018 sera-t-elle un aussi bon cru que l’année écoulée ?
Sophie Vatté : Nous avons constaté un ralentissement du rythme de signatures de nouvelles missions au dernier trimestre 2017. Dans la continuité, nous avons le sentiment que l’année 2018 se caractérisera par une stabilisation. L'investissement immobilier des ménages pourrait ralentir avec les restrictions imposées par l’État. Dans le secteur du logement social, la poursuite des restructurations, les fusions prévisibles entre organismes et la recherche de nouveaux modèles de financement pourraient déboucher sur un certain attentisme. En immobilier d’entreprise, l’investissement restera sans doute plafonné par la pénurie de produits et le risque que représente l’investissement alternatif, à moins que les institutionnels se positionnent plus volontairement sur le résidentiel. Là encore, des mouvements de fusion ne sont pas à exclure. Quant au marché locatif et à celui des services immobiliers, ils devraient suivre l’évolution économique générale et donc connaître de beaux jours… S’ils ne sont pas perturbés par des vents contraires !
BI : Quid de l’impact de la révolution digitale sur le marché ?
Rudolph Cerqueira : 2018 sera l’année de la concrétisation des idées et des projets liés au digital dans l’immobilier. Trois grands sujets se détachent : le Big Data, le digital marketing et le BIM. Ils conduiront à de profonds changements qui s’opéreront via les outils mais aussi les savoir-faire et l’organisation. Cette transformation met en lumière deux nouveaux paradigmes dans les secteurs de l’immobilier, de l’ingénierie et de la construction. Le premier est la place centrale du client dans toutes les approches. Les produits et services sont désormais imaginés en partant de l’expérience utilisateur, c’est-à-dire des nouveaux besoins et des nouveaux usages. En parallèle, le salarié se retrouve au centre de toute logique dans l’entreprise. Les nouvelles organisations, les nouveaux outils et les nouveaux modes de travail permettent de ré-enchanter l’expérience collaborateur.

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