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Parcours d’acquisition de la résidence principale : du rêve à la réalité

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Parcours d’acquisition de la résidence principale : du rêve à la réalité

Pour la cinquième année consécutive, le Crédit Foncier a réalisé une étude mesurant le parcours d’acquisition de la résidence principale et les écarts entre « le rêve et la réalité ». Le Crédit Foncier a interrogé (du 4 avril au 23 mai 2018) près de 5 000 ménages qui ont cherché au cours des douze derniers mois à acquérir un logement.

Maison ou appartement ? 73 % des personnes interrogées recherchent une maison. C’est dans le Nord-Ouest et le Nord-Est que ce désir est le plus important. Fort logiquement, le souhait d’une maison dépend de la taille de la commune dans laquelle on souhaite habiter : il concerne 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants contre 36 % pour les villes de plus de 100 000 habitants.

Lorsqu’on interroge les Français sur leurs critères essentiels, l’emplacement (70 % des citations), la superficie (70 %) et le nombre de pièces (67 %) viennent au premier rang. D’autres critères peuvent évoluer selon les régions ; ainsi la proximité avec les transports en commun est plus importante en Ile-de-France lorsque l’exposition du logement et la vue dont il dispose recueillent davantage de citations dans le Sud de la France. La proximité avec des écoles, 6e critère sur 12, dépend naturellement de la situation familiale des personnes sondées.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Au bout d’un an de recherche, 65 % des personnes interrogées ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % quatre ans auparavant en 2014) ; 27 % sont toujours en recherche et 8 % ont abandonné.

En moyenne, les acquéreurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens.

Dans les grandes agglomérations, la durée de recherche est plus courte (4,1 mois), mais le nombre de biens visités plus important (6,5 biens).

Internet est devenu incontournable : 64 % des Français (79 % à Paris et en petite couronne d’Ile-de-France) y ont recours dans leur recherche, principalement pour consulter les annonces immobilières (1er usage), pour rechercher un financement (2e usage) ou pour évaluer le marché (3e usage).

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix.

Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore à l’exposition du bien (11 %).

Les Franciliens sont moins exigeants que les provinciaux, avec un niveau de concessions de 52 % à Paris et dans la petite couronne d’Ile-de-France contre 38 % dans le Nord-Est.

Source : Crédit Foncier

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