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Under Pressure - Brexit : quelles incidences sur les marchés européens ?

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Under Pressure - Brexit : quelles incidences sur les marchés européens ?

Un peu plus de deux ans ont passé depuis le vote des Britanniques en faveur du Brexit. Pourtant, à six mois de la date de sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), impossible de dire quelles seront les modalités du divorce entre les deux parties. L’accord achoppe encore sur de nombreux points, dont quelquesuns très sensibles comme celui de la frontière irlandaise. Agriculture, transport, énergie ou défense, industries pharmaceutique, agro-alimentaire, automobile et aéronautique, football et courses hippiques… De très nombreux pans de l’économie et des sociétés britanniques et européennes sont concernés. Mais les enjeux en matière de souveraineté, de régulation ou d’accès au financement font du Brexit un sujet
particulièrement brûlant pour la finance européenne, ainsi qu’un défi majeur pour la City du fait de la perte du passeport financier. Alors que le vote en faveur du Brexit s’était immédiatement accompagné d’interrogations sur l’affaiblissement possible de la place londonienne, les prévisions de relocalisation d’emplois n’ont toutefois cessé d’être revues à la baisse, des 100 000 postes estimés au lendemain du référendum aux 5 000 à 10 000 emplois récemment indiqués par la Banque d’Angleterre. Le « Brexodus » n’aura donc pas eu lieu, et si les annonces de mouvements d’entreprises sont allées crescendo, une grande part de projets demeurent encore potentiels. Guère de quoi ébranler pour l’instant la puissance de la City. Ce qui semble se dessiner tient plutôt du rééquilibrage, au profit d’un réseau complexe et intégré de villes européennes.
Cette tendance, le recensement dressé par Knight Frank des mouvements annoncés depuis le référendum de juin 2016 la confirme. Si l’issue des négociations entre Londres et Bruxelles demeure très incertaine, l’exercice permet d’établir la hiérarchie des destinations les plus prisées en Europe, et de comprendre les atouts dont chacune d’elles peut se prévaloir. Dublin se détache, captant à elle seule un quart du nombre total de mouvements liés au Brexit devant Luxembourg, Francfort et Paris. Depuis l’annonce de la relocalisation de l’Autorité bancaire européenne (EBA) au profit de la capitale française, et surfant sur une attractivité renforcée par l’élection d’Emmanuel Macron et la volonté affichée de réforme du nouvel exécutif, Paris fait
néanmoins figure de place de choix. À quelques jours du sommet européen des 18 et 19 octobre, qui doit sceller le cadre de la future relation entre le Royaume-Uni et l’UE, et à quelques mois du 29 mars 2019, date de sortie officielle de la Grande-Bretagne, c’est au résultat de ce recensement, à l’évolution de la position de Paris et aux incidences du Brexit sur le marché européen de l’immobilier d’entreprise que nous consacrons cette étude, la deuxième d’une série initiée par Knight Frank en 2017.

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