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Les chiffres du logement neuf - 2ème trimestre 2019

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Les chiffres du logement neuf - 2ème trimestre 2019

Le premier constat alarmant concerne les mises en vente de nouveaux programmes immobiliers : au T2 2019, les promoteurs n’ont mis en vente que 30 000 logements soit 10 000 de moins qu’au T2 2018. L’offre à la vente de logements neufs baisse donc de 11,6% et le stock est inférieur à « 10 mois de vente » dans un grand nombre de métropoles.

Cette baisse de l’offre a deux explications : la délivrance des permis de construire dans le collectif est en chute libre (en moyenne annuelle, ce sont 40 000 logements collectifs autorisés en permis de moins qu’il y a deux ans) : nombre d’élus locaux, à l’approche des élections municipales, ne souhaitent pas accorder de permis de construire par crainte de l’impopularité et des recours. Ensuite, lorsque les PC sont délivrés, les coûts de travaux trop élevés, la disponibilité de plus en plus réduite des entreprises du bâtiment ou encore les recours de voisinage, freinent les mises à l’offre de nouveaux logements.

Il en résulte une tension sur les prix des logements neufs qui augmentent en moyenne de 5% au niveau national par rapport au T2 2018, dans un secteur de l’immobilier où, globalement, les prix progressent plus vite que l’inflation, notamment du fait de la faiblesse des taux d’intérêt.

Le second constat est qu’en conséquence de cette baisse des mises en vente et de l’offre, les ventes de logements neufs baissent également (-12,7% par rapport au T2 2018 et -5,4% par rapport au S1 2018). C’est particulièrement vrai pour les ventes en bloc (-31,6%). L’investissement du secteur HLM ne se redresse pas encore et pâtit donc de cette baisse des autorisations de construire et le logement intermédiaire, qui en souffre lui aussi, monte trop lentement en puissance pour prendre le relais. Quant aux ventes auprès des particuliers, elles fléchissent de 7,7% au T2 et de façon plus marquée pour les investisseurs (-10,8%) que pour les accédants à la propriété (-4,5%), ces derniers étant toutefois quasi stables sur le semestre.

Ainsi, malgré des conditions d’emprunt très attractives et l’attractivité de la pierre, la réduction de l’offre de logements neufs conduit à une baisse des ventes.

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