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Ventes de bureaux en Ile-de-France : recul marqué faute de grandes transactions - Bilan 2012

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Alors que le marché tertiaire francilien a enregistré une bonne résistance de son volume global d’une année sur l’autre (-3%), avec une demande placée de 2,4 millions de m² en 2012, le compartiment des ventes à utilisateur n’a pas bénéficié de la même dynamique : 197 400 m² ont été acquis en 2012 contre 289 100 m² en 2011, soit une baisse de 32% en un an.

Le contexte économique morose et le durcissement des conditions de crédit ont pesé sur le marché des ventes de bureaux, conduisant à l’absence de transactions d’envergure et à une attitude attentiste des utilisateurs.
Trois quarts des ventes ont concerné des surfaces inférieures à 5 000 m², majoritairement de seconde main. Les transactions d’envergure, principal moteur du marché en 2011, ont été divisées par deux en 2012 avec seulement 5 acquisitions sur ce créneau de surfaces. La transaction la plus emblématique a été réalisée par le regroupement d’EDF sur le campus de Saclay, dans un immeuble neuf livrable en 2015 de près de 33 000 m² à Palaiseau, dont la livraison est attendue en 2015.
Malgré le recul de l’activité, la valeur moyenne de transaction en Ile-de-France a progressé de 12% en un an pour s’établir à 5 475 €/m² HD-HT fin 2012. Cette hausse est liée à une progression des valeurs parisiennes, tandis que, sur les autres secteurs, les prix sont orientés à la baisse.

L’offre immédiate de bureaux disponibles à la vente représentait, fin 2012, 330 000 m². Néanmoins, compte tenu de la vacance actuelle dans un marché difficile, les propriétaires d’offres de seconde main disponibles à la location peuvent se montrer opportunistes face à une offre d’acquisition : une part importante d’offres dites « off market » vient par conséquent augmenter considérablement l’offre actuellement disponible à l’acquisition.

Dans un contexte de marché aux fondamentaux fragilisés, la question est de savoir quelle stratégie adopter en 2013 : louer ou acheter ? Les entreprises disposant de liquidités et développant une stratégie de long terme pourront appréhender l’immobilier comme un produit de placement.

Source : DTZ (Groupe UGL)

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