Conjoncture bâtiment - 1T 2013

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Comme prévu, la dégradation de l’activité dans le bâtiment se renforce malheureusement.
Dans le neuf, le retrait des permis et des mises en chantier s’est confirmé sur le début 2013. Les projections réalisées par la FFB pour l’ensemble de l’année sur la base des données disponibles sur deux mois ressortent à :
- près de 327.000 logements mis en chantier, soit un niveau inférieur de 5,7% à celui de 2012 et de 6,4% par rapport à la moyenne de long terme (1980-2012) ;
- un peu moins de 21,0 millions de m² commencés dans le non-résidentiel, hors bâtiments agricoles, équivalents à une baisse de 3,4% au regard du total 2012, mais surtout de 19,7% par rapport à la moyenne de long terme (1980-2012).


Dans l’amélioration-entretien, la production en volume baisse de 0,6% en 2012.
Quant aux perspectives d’activité, elles s’affichent dégradées sur tous les marchés.
Première conséquence, la sensible détérioration de l’emploi observée en 2012 devrait s’accélérer en 2013. De fait, en moyenne annuelle, le recul dans le bâtiment ressort à environ 12.500 postes en 2012 (soit -1,0%), du fait de la baisse simultanée des effectifs salariés (-8.100, soit -0,7%) et de l’intérim en équivalent-emplois à temps plein (-4.400, soit -5,0%).
Pour les mois qui viennent, les perspectives s’avèrent clairement négatives. Nous maintenons donc nos prévisions pour 2013, soit une perte globale nette de l’ordre de 40.000 postes en moyenne annuelle.
Deuxième conséquence du repli de l’activité, les entreprises traversent une période de fragilisation inquiétante. Certes, les défaillances n’ont guère progressé sur l’ensemble de l’année 2012 (+1,2% selon la Banque de France), mais on relève une nette accélération en décembre 2012 par rapport à décembre 2011 (+31,5%). Quant aux créations d’entreprises, elles se sont repliées de 6,2% sur les deux premiers mois de 2013, rapportés à la même période un an plus tôt. D’ailleurs, ce mouvement est d’autant plus remarquable qu’il est exclusivement porté par la chute des immatriculations d’auto-entrepreneurs (-25,9%).
En ajoutant à ces observations la poursuite de l’allongement des délais de paiement clients et de la baisse des prix bâtiment, on comprend les risques associés à des trésoreries bien écornées pour un certain nombre d’entreprises, alors que leur visibilité en termes de volume de marché se réduit.

Source : Fédération Française du Batiment (FFB)

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